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Marseille : La mère d'une enfant atteinte d'une maladie neurogénétique condamnée à un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à sa fille âgée de 10 ans - VIDEO

La mère d'une enfant atteinte d'une maladie neurogénétique a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à la fillette âgée de 10 ans alors qu'elle se trouvait hospitalisée.

Les faits remontent au mois de février 2022, alors que l'enfant, sévèrement handicapée par un retard de développement, était hospitalisée à Marseille, à La Timone Enfants.

A peine un mois après son admission, son état de santé s'était gravement dégradé,  jusqu'à tomber dans le coma. Les médecins avaient alors procédé à des investigations. Et les résultats avaient été sans appel, de la cocaïne et du Fentanyl, un opiacé, étaient présents dans son sang.

Egalement, l'analyse du liquide céphalorachidien prélevé deux ans plus tôt et conservé par l'hôpital faisait aussi état de traces de cocaïne.

Un juge avait alors ordonnée l'arrêt des visites des parents. La santé de l'enfant s'était ensuite rapidement améliorée. La mère avait alors reconnu la consommation de cocaïne dans la chambre d'hôpital.

En revanche, lors des débats le 20 mai, cette Toulonnaise de 50 ans avait farouchement nié une administration volontaire. « Vous pouvez me mettre mille ans en prison, ce qui me fait de la peine c'est qu'on dise que je lui ai fait du mal », avait-elle déclaté aux juges.

En lui infligeant quatre ans de prison dont trois avec un sursis probatoire renforcé pendant trois ans, les juges ont clairement écarté la possibilité d'une contamination passive. « C'est une grosse déception » pour cette mère - absente à l'énoncé du jugement - selon son avocate Me Frédérique Chartier qui avait réclamé sa relaxe au motif d'une « enquête bâclée, mal menée, exonérant sans raison le père pourtant auteur de violences conjugales ».

Les juges ont fixé une obligation de soins psychologiques et une interdiction de contact de la mère avec sa fille en dehors d'un cadre médiatisé fixé par la justice. À la demande du père, le tribunal a lui aussi retiré l'autorité parentale.

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