presidentielle Cinq médias ancrés à gauche, dont l'Humanité, Radio Nova et StreetPress, ont lancé jeudi soir à Paris un hors-série commun entièrement consacré à la lutte contre l'extrême droite, dans la perspective des élections municipales.
Cette édition spéciale de 80 pages, à laquelle ont aussi participé les Inrockuptibles et le média en ligne Blast, a été présentée à la "Maison des Métallos" devant plusieurs centaines de personnes, dont l'homme d'affaires et de médias Mathieu Pigasse, qui veut peser en faveur de la gauche pour la présidentielle de 2027, notamment à la tête de son groupe Combat, propriétaire de Radio Nova et des "Inrocks".
"Ce journal sort dans un contexte qui est difficile, qui est douloureux", a rappelé, sur scène, le co-rédacteur en chef du média en ligne StreetPress, Mathieu Molard. Il s'est dit "triste" de la mort à Lyon du militant nationaliste Quentin Deranque, pour laquelle une partie des suspects sont liés à l'ultragauche.
Parmi eux, figurent un assistant du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, qui a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi soir, une situation qui a mis le parti de Jean-Luc Mélenchon sous une forte pression depuis plusieurs jours.
Dans ce contexte, Mathieu Molard a appelé à ne pas "abandonner ce mot" d'antifasciste.
"Ce journal, finalement, c'est aussi un manifeste antifasciste. C'est notre façon, nous médias, nous journalistes, d'aborder ce sujet en faisant du reportage sur le terrain, en donnant la parole à ceux, soit qui luttent sur le terrain, soit aussi ceux qui sont victimes directement de l'extrême droite", a-t-il lancé.
"Quand on est journaliste, on croit plus au pouvoir des mots qu'aux coups de poing", a revendiqué de son côté la co-directrice de l'Humanité, Maud Vergnol.
Vendu 8,90 euros et tiré à 50.000 exemplaires, en kiosques le 23 février, ce hors-série se présente sous la forme d'une série d'enquêtes et de décryptages.
Y figure aussi un entretien avec Raphaël Arnault, dans lequel le député LFI prône "une société la plus émancipée possible de toute violence".
Mathieu Molard a regretté auprès de l'AFP que "la temporalité nous a empêchés de traiter" dans ce journal, réalisé avant les événements qui ont eu lieu à Lyon, des violences qui ont causé la mort de Quentin Deranque.
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