Boualem Sansal Anthony Delon annonce un dépôt de plainte imminent contre Alain-Fabien dans un long message sur Instagram dans lequel il revient sur la mort du chien de son demi-frère, Obba en 2024. D’après les déclarations faites en mars du fils cadet d’Alain Delon, l’animal est mort après quarante minutes d’agonie suite à trois balles dans la tête tirées sur ordre d’Anthony Delon. Alain-Fabien reproche à son frère d'avoir privilégié une solution radicale à un incident survenu entre le malinois et Loubo, le chien qui appartenait à leur père, et l'accuse d'avoir laisser Obba en souffrance pendant de longues minutes après avoir demandé à ce qu'il soit exécuté.
«Quarante minutes. Quarante minutes pendant lesquelles Obba est encore en vie. Quarante minutes de souffrance. Dans de l’eau glacée. Vous cherchez une balle. Comme si on cherchait un outil banal. Et puis, dans un ultime geste de lâcheté, tu envoies Momo lui tirer une dernière balle dans la tête», a rapporté Alain-Fabien Delon.
A la suite de ces déclarations, la fondation 30 Millions d’Amis avait annoncé porter plainte contre X «pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal».
«Le principe de légitime défense devra être prouvé», avait réagi réagit Me Bacquet, l’avocat de la fondation 30 Millions d’Amis, dans un communiqué. C'est dans ce contexte qu'Anthony Delon annonce qu'il va porter plainte contre Alain-Fabien pour «dénonciation calomnieuse». Dans son communiqué, il donne sa version, expliquant tout d’abord les conditions dans lesquelles Obba avait été adopté et comment il se serait montré dangereux à plusieurs reprises.
«Le 18 août 2024, Alain Delon nous quitte. Loubo son chien qu’il aimait tant se retrouve orphelin. […] Près d’un mois plus tard, il [Alain-Fabien] ne ramène pas à Douchy une petite chienne gentille et douce récupérée à la SPA pour tenir compagnie à Loubo, mais un mâle dominant, un tueur, un malinois de 5 ans en pleine force de l’âge. Obba, dont la particularité est qu’il doit avoir en permanence un objet dans la bouche, sinon il attaque et mord.»
Anthony poursuit son récit en accusant son frère de maltraitance animale, affirmant qu’il avait abandonné Obba dans une cage peu après son adoption, ce qui aurait achevé de le rendre encore plus agressif.
«Il va, le temps d’un week-end, faire quelques photos avec le chien pour ses réseaux, puis l’abandonner un mois et demi durant, jusqu’à sa mort, dans un enclos grillagé, seul, de l’autre côté du lac près de notre atelier. Il ne l’a jamais revu.
Acte indigne, qu’il a renouvelé par la suite avec deux chiots Pitt Bull, récupérés en janvier, deux mois plus tard, à un clochard et qu’il a cette fois laissé 9 mois pourrir, enfermés seuls, dans le même enclos et dans des conditions d’insalubrité dégradantes (…) Il avait interdit aux employés de laisser quiconque les approcher, sous peine de licenciement.
À Douchy, dieu merci, personne ne l’écoute, ni même le respecte, les employés connaissent trop bien les chiens pour cela et malgré ses hurlements et ses menaces incessantes, et surtout du fait de son absence durant des mois, ils ont laissé tous ceux qui le désiraient approcher les chiots, du moins le temps des week-ends.» C’est à ces occasions que le malinois aurait planté ses crocs.
«Un jour, il mord un employé, une autre fois, attaque la mère de mes filles [Sophie Clerico] au ventre, lui arrachant son pull, avant de la mordre, à l’avant-bras jusqu’au sang, les crocs plantés dans sa chair, devant Liv ma fille et un agent de sécurité totalement apeuré et désemparé.
La semaine suivante, il a sauté à la gorge du même agent, qui, dans un réflexe recule la tête et se fait arracher son cache cou en polaire. Je pense à nos enfants et je préviens :
"Un jour, on va avoir un accident"», écrit Anthony Delon. Ce jour-là serait arrivé et cette fois Obba s’en serait pris à Loubo, contraignant les personnes présentes à prendre une dramatique décision. «J’ai demandé à la sécurité de tirer à deux reprises, d’abord en l’air, puis à côté, pensant qu’Obba lâcherait. Rien ! Il avait entraîné Loubo à un mètre du bord, dans la vase et les roseaux.
La tête de Loubo était enserrée dans sa gueule, il était en sang, il ne se défendait plus. Obba était en train de le noyer, de le tuer. Qui descend dans la vase jusqu’à mi-cuisse pour séparer un chien inconnu devenu dingue, qui a mordu précédemment et attaquera de nouveau ! ? J’ai choisi notre chien, Loubo, notre famille à tous, déclare l’acteur et écrivain. Contrairement à ce qui a été inventé de toutes pièces, Obba a succombé rapidement à ses blessures», explique Anthony Delon.
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