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Magistrate de Grenoble enlevée avec sa mère et séquestrée: Six suspects, parmi lesquels un mineur, mis en examen - Cinq d’entre eux placés en détention provisoire

Six suspects, parmi lesquels un mineur, ont été mis en examen mercredi à Paris, soupçonnés d’être impliqués dans le rapt et la séquestration d’une magistrate grenobloise, sur fond de multiplication des affaires de demandes de rançons en cryptomonnaies.

Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire, d’après une source proche du dossier, tandis qu’une jeune femme, aussi poursuivie, est sortie libre sous contrôle judiciaire, a pu constater une journaliste de l’AFP.

A l’audience du juge des libertés et de la détention, la jeune majeure avait timidement souri dans le box, le regard allongé par un maquillage noir, avant le prononcé du huis clos.

Dans un autre box, un jeune homme, cheveux bouclés et barbe éparse, était lui apparu vêtu d’un sweatshirt bleu aux rayures orange, tenant sa tête dans les mains.

« Malgré l’émotion que suscite ce dossier, nous faisons confiance en l’autorité judiciaire pour statuer à partir des seuls éléments du débat judiciaire, et à distance du temps médiatique », a souligné auprès de l’AFP Eliott Amzallag, avocat de l’un des détenus. Les autres avocats contactés n’ont pas réagi.

Les cinq jeunes hommes et la jeune femme ont été interpellés le weekend dernier. Deux suspects ont été arrêtés en Savoie samedi soir alors qu’ils tentaient de prendre un bus pour l’Espagne, selon une autre source proche du dossier.

Les deux victimes, âgées de 35 et 67 ans, ont été retrouvées blessées vendredi dans un garage dans la Drôme après avoir été séquestrées pendant une trentaine d’heures. « Elles ont pu profiter de l’absence de leurs ravisseurs pour se détacher » et appeler de l’aide en tapant contre la porte du garage où elles étaient enfermées, à Bourg-lès-Valence, avait détaillé vendredi le procureur de Lyon, Thierry Dran, qui dirigeait alors l’enquête.

« Alerté par le bruit, un voisin est alors intervenu. Il a pu ouvrir la porte et ainsi permettre à nos deux victimes de s’échapper », avait-il ajouté.

La magistrate, qui exerce à Grenoble, avait été enlevée jeudi vers 02H50 à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), près de Grenoble, avec sa mère.

Son compagnon, « associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaies », était absent lors du rapt. Il a prévenu la police vers 09H30 jeudi après avoir reçu un message des ravisseurs, menaçant de mutiler les victimes si un versement de rançon en cryptomonnaies n’était pas rapidement effectué« , selon M. Dran, qui a refusé de préciser le montant demandé. Aucune rançon n’a été versée, avait-il ajouté.

 

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