06/02 15:01

Un tribunal de Hong Kong annoncera lundi la peine infligée à l’ex-magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai, condamné pour sédition et collusion

Un tribunal de Hong Kong annoncera lundi la peine infligée à l’ex-magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai, condamné pour sédition et collusion, selon des informations publiées sur le site de l’institution judiciaire vendredi.

L’homme d’affaires et fondateur du journal prodémocratie Apple Daily, aujourd’hui fermé, a été reconnu coupable en décembre de trois chefs d’accusation, après un procès qui selon les groupes de défense des droits humains signale la fin de la liberté de la presse dont s’est longtemps enorgueilli le territoire rétrocédé à la Chine en 1997.

Sa condamnation se base sur la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui ont secoué Hong Kong en 2019.

Cette loi prévoit que les cas de collusion d’une gravité particulière sont passibles de peines allant de 10 ans de prison à la réclusion à perpétuité.

Dans leur verdict de 856 pages, les juges avaient écrit que l’ex-magnat de 78 ans « a nourri sa rancoeur et sa haine envers (la Chine) pendant une grande partie de sa vie d’adulte » et qu’il a cherché à « renverser le Parti communiste chinois ».

Jimmy Lai, détenteur d’un passeport britannique, est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l’isolement « à sa demande » selon les autorités, mais sa famille s’inquiète de sa santé chancelante.

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper avait appelé à sa libération, dénonçant des « poursuites politiques », tandis que Donald Trump avait déclaré souhaiter que son homologue chinois Xi Jinping libère M. Lai.

Le mois dernier, l’organisation de défense des droits humains Amnesty International a estimé que la condamnation de Jimmy Lai « sonne comme le glas de la liberté de la presse à Hong Kong ».

 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Touché01
6/février/2026 - 15h14

l’ex-magnat des médias prodémocratie

Une démocratie où les plus riches, les milliardaires, tiraient toutes les ficelles ...