sénat Une première pierre vers l'instauration d'une majorité numérique: le Sénat a adopté un texte de lutte contre l'exposition des enfants aux écrans et aux réseaux sociaux, devançant ainsi plusieurs initiatives sur le sujet, dont celle d'Emmanuel Macron.
La chambre haute a approuvé à l'unanimité un texte de la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly en première lecture, permettant sa transmission à l'Assemblée nationale.
Son objectif se veut global, avec diverses mesures éducatives et sanitaires et une ambition: "protéger les jeunes de l'exposition excessive et précoce aux écrans et des méfaits des réseaux sociaux".
Mais elle intègre aussi un sujet qui fait beaucoup parler ces derniers mois: l'instauration d'une mesure d'âge pour circonstancier l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans.
"Tout le monde parle de cela tout le temps, mais aucune mesure n'aboutit. Il faut enfin parvenir à avancer sur le sujet. Je propose des mesures concrètes pour répondre à une inquiétude partagée", a développé la sénatrice auprès de l'AFP.
Dans un élan transpartisan, la chambre haute a donc damé le pion à d'autres initiatives parallèles.
D'une part, l'examen en janvier à l'Assemblée d'une proposition de loi similaire portée par le groupe de Gabriel Attal, patron de Renaissance.
Mais aussi, et surtout, celle du gouvernement, qui promet un projet de loi plus large en janvier pour "imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l'âge" des utilisateurs, sur le modèle des sites pornographiques.
Cela fait suite à l'implication très remarquée d'Emmanuel Macron, qui multiplie ces derniers mois les sorties sur ce sujet, malgré sa mise en retrait de la politique nationale.
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C'est le rôle des parents d'éduquer leurs enfants. L'État français se permet, en bon régime totalitaire qu'il est devenu, d'ôter autorité parentale...
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