agriculteurs Un élu municipal d'opposition de gauche du Doubs, Ismaël Boudjekada, a été interpellé et incarcéré début mai dans l'attente de son procès prévu en juillet, notamment pour apologie du terrorisme.
Le ministère public avait précisé que M. Boudjekada avait été «interpellé à l'aéroport de Mulhouse en provenance d'Arabie saoudite, sur le fondement de deux mandats de recherche émis à son encontre dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris qui ont été réunies».
Déféré le 5 mai dernier aux comparutions immédiates, il avait demandé un renvoi de l’audience pour préparer sa défense, et en attendant le nouveau procès qui doit avoir lieu le 5 juillet, il avait été placé en détention provisoire.
Selon le Parisien, Ismaël Boudjekada comparaissait ce mardi devant la chambre de l’instruction au tribunal judiciaire de Paris, suite à sa demande de remise en liberté.
"Je ne me bats pas pour moi, je me bats pour une cause", a-t-il déclaré , hier au tribunal, rapportent nos confrères.
Et d'indiquer se définir comme "un défenseur des libertés fondamentales". "Je n’ai pas honte d’être devant vous, je comparais fièrement", a-t-il déclaré à la présidente du tribunal.
Au sujet de la décision de le placer en détention provisoire, l'élu a expliqué que sa situation "n’a pas été prise en compte". "Je suis élu à Grand-Charmont", a-t-il indiqué, assurant que sa fonction publique l’oblige à rester en France. Seulement, son récent déplacement à l’étranger n'a semble-t-il pas convaincu la présidente.
Ainsi, en l’absence de nouveaux éléments au dossier justifiant sa remise en liberté, le parquet a refusé cette demande.
Il est donc maintenu en détention provisoire en attendant que l'affaire soit jugée le 3 juillet.
Rappelons qu'Ismaël Boudjekadaque a déjà condamné pour apologie en ligne en juin 2024.
M. Boudjekada sera jugé en juillet pour de nombreuses infractions retenues contre lui, de novembre 2023 à novembre 2024. D'une part, du «doxxing», soit la divulgation d'informations personnelles exposant autrui à un risque, sur son compte sur le réseau social X et au préjudice de trois personnes. D'autre part, six infractions d'apologie d'un acte de terrorisme en ligne, à travers de nombreux messages diffusés également sur X.
En octobre 2024, il avait ainsi écrit sur ce réseau au sujet du chef du Hamas Yahya Sinouar qu'«un héros est mort» et que «ce martyr est l'un des plus chanceux d'entre nous».
Il avait aussi dit dans une vidéo diffusée en août 2024 sur X que la mort de 1218 israéliens, en majorité des civils, dans les attaques du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023, «c'était un petit peu mérité» et que «tout le monde sera bien content quand le Hamas aura terminé le travail».
Son compte X, toujours actif, est suivi par près de 30.000 personnes.
Ismaël Boudjekada avait fait l'objet d'un signalement à la justice du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. Le procureur de Montbéliard Paul-Edouard Lallois avait indiqué à l'AFP que M. Boudjekada ne résidait plus dans le Doubs depuis un bon moment.
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voila Le véritable problème de l’entrisme des freristes. Ce type est « representant« de la France …
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