14/11/2024 14:31

Le tribunal de commerce de Paris a ordonné au moteur de recherche Google de renoncer à un projet pour rendre invisibles certains articles de médias avec lesquels il a un différend sur les droits voisins

Le tribunal de commerce de Paris a ordonné mercredi au moteur de recherche Google de renoncer à un projet pour rendre invisibles certains articles de médias avec lesquels il a un différend sur les droits voisins.

La justice avait été saisie, via une procédure d’urgence, par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), qui avait appris que Google envisageait de tester ce moyen de pression à compter de jeudi.

Pour Google, il s’agit d’« une expérimentation limitée dans le temps » pour « évaluer l’influence de l’affichage du contenu des éditeurs de presse européens sur l’expérience de recherche de nos utilisateurs et sur le trafic que Google renvoie vers les éditeurs ».

Les deux parties sont en négociation depuis plusieurs années au sujet des droits voisins du droit d’auteur, institués pour les plateformes numériques par une directive européenne de 2019.

Ces droits permettent aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les géants du numérique - en l’occurrence les titres et extraits d’articles, dans les résultats de recherche sur Google ou sur le portail Google Actualités.

Le tribunal a ordonné à Google LLC, société américaine, Google Ireland et Google France « de ne pas procéder au test », sous peine d’une « astreinte de 300.000 euros par jour chacune », soit 900.000 euros au total, selon une décision consultée par l’AFP.

L’affaire doit être tranchée à une date ultérieure par un juge des référés. « Le SEPM se réjouit de ce résultat qui préserve les intérêts de l’ensemble de la presse française et sera très attentif aux développements de ce dossier devant le juge des référés et devant l’Autorité de la concurrence », a indiqué dans un communiqué l’organisation professionnelle, qui regroupe 80 sociétés, soit 500 titres papier et 200 en ligne. « Nous sommes très surpris par la position du SEPM », a réagi Google dans un communiqué.

 

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Vos réactions

Portrait de Markololo
14/novembre/2024 - 16h02

Le SEPM: Vous devez payer si vous affichez mes titres et extraits d'articles... mais je vous interdis de ne pas le faire.

Google: On va chercher autre chose.