iran 09h41: Le point sur ce que l'on sait
La France a appelé dimanche ses ressortissants français à quitter le Liban « dès que possible », dans le sillage des Etats-Unis et du Royaume Uni, en raison de craintes d’un embrasement au Proche et Moyen-Orient.
« Dans un contexte sécuritaire très volatile, nous appelons à nouveau l’attention des ressortissants français, en particulier ceux de passage, sur le fait que des vols commerciaux directs et avec escales vers la France sont encore disponibles, et nous les invitons à prendre leurs dispositions maintenant pour quitter le Liban dès que possible », souligne le ministère des Affaires étrangères dans sa fiche conseils aux voyageurs pour ce pays.
On estime que plus de 23.000 Français vivent au Liban dont 21.500 Français et ayant-droits inscrits sur les listes consulaires. Chaque été, de nombreux binationaux sont en outre de passage au Liban. A fin juillet, il y avait environ 10.000 Français de passage au Liban, selon une source diplomatique à l’AFP.
Cette nouvelle recommandation intervient alors que les compagnies aériennes Air France et Transavia France ont décidé, samedi, de prolonger la suspension de leurs vols vers Beyrouth jusqu’au 6 août inclus au moins « en raison de la situation sécuritaire ».
Dès samedi, Washington et Londres avaient recommandé à leurs propres ressortissants de partir. La Suède avait, elle, annoncé la fermeture de son ambassade à Beyrouth et appelé ses ressortissants à partir. Jeudi, le Quai d’Orsay avait actualisé sa fiche conseils aux voyageurs en attirant « l’attention des ressortissants français, en particulier ceux de passage, sur le fait que des vols commerciaux pour la France » étaient « encore disponibles ».
Mais il n’appelait pas à quitter le pays. Dimanche, il rappelle qu’il est « instamment demandé » aux Français de ne pas aller au Liban.
Les inquiétudes sur une possible escalade militaire au Moyen-Orient sont montés d’un cran cette semaine après la multiplication des menaces de l’Iran et de ses alliés contre Israël. L’Iran, le groupe islamiste palestinien Hamas et son allié libanais Hezbollah ont accusé Israël de la mort mercredi à Téhéran du chef du mouvement islamiste palestinien, Ismaïl Haniyeh.
L’assassinat du leader palestinien était intervenu quelques heures après une frappe revendiquée par Israël qui a tué le chef militaire du mouvement libanais, Fouad Chokr, mardi soir près de Beyrouth. En face, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays était à un « niveau très élevé » de préparation pour n’importe quel scénario, « tant défensif qu’offensif ».
08h18: La France appelle ses ressortissants à quitter le Liban "dès que possible". "Dans un contexte sécuritaire très volatile, nous appelons à nouveau l’attention des ressortissants français, en particulier ceux de passage, sur le fait que des vols commerciaux directs et avec escales vers la France sont encore disponibles, et nous les invitons à prendre leurs dispositions maintenant pour quitter le Liban dès que possible", explique le Quai d'Orsay dans un communiqué.
Et d'ajouter : "Pour rappel, face aux risques d’escalade militaire au Proche-Orient, il est instamment demandé aux ressortissants français de ne pas se rendre au Liban. Sur place, les ressortissants français sont appelés à la plus grande vigilance, à s’inscrire sur le fil d’ARIANE et à consulter régulièrement le site internet du Consulat Général de France à Beyrouth".
07h32: Appels à quitter le Liban, renforcement du dispositif militaire américain dans la région et suspension de liaisons aériennes: les inquiétudes face à une escalade militaire au Moyen-Orient s’amplifient après la multiplication des menaces de l’Iran et de ses alliés contre Israël.
L’Iran, le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah libanais ont accusé Israël de la mort mercredi du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, tué dans sa résidence à Téhéran. Son assassinat est survenu quelques heures après une frappe revendiquée par Israël qui a tué le chef militaire du mouvement libanais, Fouad Chokr, mardi soir près de Beyrouth.
Israël n’a pas commenté l’assassinat de Haniyeh, mais a juré de détruire le Hamas après une attaque sans précédent menée par ce mouvement le 7 octobre sur son sol, qui a provoqué une riposte dévastatrice de l’armée israélienne à Gaza. Les dirigeants iraniens ainsi que le Hezbollah et le Hamas ont juré de venger la mort de Haniyeh et Chokr.
Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a menacé Israël d’un « châtiment sévère ». En face, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays était à un « niveau très élevé » de préparation pour n’importe quel scénario, « tant défensif qu’offensif ».
Au vu de « la possibilité d’une escalade régionale par l’Iran et ses partenaires », les Etats-Unis, principal allié d’Israël, ont annoncé vendredi « modifier (leur) dispositif militaire » pour « améliorer la protection des forces armées des Etats-Unis » et « doper le soutien à la défense d’Israël ».
Interrogé par des journalistes dans sa résidence balnéaire du Delaware pour savoir s’il pensait que l’Iran se tiendrait à l’écart, le président américain Joe Biden a répondu: « Je l’espère, je ne sais pas ».
Vos réactions
ah bon pouvez vous expliquer votre pensée?
Si tu ne comprends pas ,c'est peine perdu !
Bon vote LFI ,le soumis !
La France ,le futur Liban !
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