Edgar Morin 17h13: Les Émirats arabes unis ont indiqué que leurs défenses aériennes interceptaient des missiles et des drones tirés d’Iran pour une deuxième journée consécutive, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dans le conflit au Moyen-Orient.
« Les systèmes de défense aérienne des Émirats arabes unis sont activés face aux menaces de missiles et drones », qui « proviennent d’Iran », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué sur X. L’Iran avait repris la veille ces attaques, interrompues par la trêve, au premier jour d’une opération américaine à laquelle Téhéran avait menacé de riposter dans le détroit d’Ormuz.
.
تتعامل حالياً الدفاعات الجوية الإماراتية مع اعتداءات صاروخية وطائرات مسيرة قادمة من ايران وتؤكد وزارة الدفاع أن الاصوات المسموعة في مناطق متفرقة من الدولة هي نتيجة تعامل منظومات الدفاعات الجوية الإماراتية للصواريخ الباليستية، والجوالة والطائرات المسيرة.
— وزارة الدفاع MOD UAE (@modgovae) May 5, 2026
UAE Air Defences system… pic.twitter.com/CVJeI7MMcA
.
15h48: Le point sur la situation
Washington « ne cherche pas à se battre » en menant des opérations de protection pour la traversée du détroit d’Ormuz, mais apportera une réponse « dévastatrice » à toute attaque iranienne contre des navires commerciaux, a averti mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
« Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l’Iran bloquer (l’accès à) une voie de navigation internationale pour des pays innocents », a estimé le ministre en conférence de presse au Pentagone, au deuxième jour de l’opération baptisée « Projet Liberté » par Donald Trump.
Celle-ci consiste à permettre aux navires commerciaux dans le Golfe de franchir le détroit d’Ormuz, de facto paralysé par l’Iran depuis l’offensive israélo-américaine du 28 février.
« Si vous attaquez les troupes américaines ou des navires commerciaux innocents, vous serez confrontés à une force américaine écrasante et dévastatrice », a-t-il mis en garde Téhéran.
Donald Trump avait déjà averti dimanche que si cette opération venait à être entravée par l’Iran, les Etats-Unis y répondraient par « la force ».
L’armée américaine « est prête à reprendre des opérations majeures de combat contre l’Iran si l’ordre est donné », a indiqué son chef d’état-major, le général Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth. « Aucun adversaire ne doit confondre notre retenue actuelle avec un manque de détermination », a-t-il insisté.
Le haut responsable militaire a évalué le nombre de marins concernés à 22.500, « embarqués sur plus de 1.550 navires commerciaux pris au piège dans le Golfe, dans l’impossibilité de circuler ».
« Nous sommes en train de stabiliser la situation pour que le commerce puisse reprendre, mais nous attendons du reste du monde qu’il prenne le relais au moment voulu, et nous vous en transmettrons la responsabilité bientôt », a souligné le ministre de la Défense.
Le responsable du commandement américain pour le Moyen-Orient, l’amiral Brad Cooper, avait indiqué lundi que les forces armées américaines avaient abattu des missiles et des drones iraniens ciblant des bâtiments de la marine américaine et des navires commerciaux, et avaient détruit six petits bateaux iraniens.
Pete Hegseth et Dan Caine ont tous deux minimisé ces hostilités depuis le Pentagone, le premier en disant que « pour l’instant, le cessez-le-feu tient sans aucun doute » et en s’efforçant de séparer la guerre avec l’Iran de cette opération de protection des navires commerciaux menée depuis lundi, le second en décrivant des « tirs de faible intensité ».
Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril et a été prolongé jusqu’à nouvel ordre par Donald Trump.
14h03: Le secrétaire américain de la Défense, Pete Hegseth, s'exprime lors d'une conférence de presse.
L’opération Project Freedom "est beaucoup plus recentrée, c’est une mission courte dans la durée". "On ne cherche pas le combat mais l’Iran ne peut pas bloquer des pays innocents".
"Six navires ont essayé de briser le blocus et ont rebroussé chemin", assure Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense
.
Détroit d'Ormuz: "Six navires ont essayé de briser le blocus et ont rebroussé chemin", assure Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense pic.twitter.com/yLQu3FDdCR
— BFM (@BFMTV) May 5, 2026
.
13h37: L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu.
Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran contrôle cette voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Face à cette situation qui a fait bondir le prix du pétrole à des niveaux inédits depuis 2022, Washington tente par tous les moyens de faire pression sur Téhéran.
Il a imposé le 8 avril un blocus des ports iraniens et a lancé lundi l’opération Project Freedom (« Projet Liberté ») pour permettre à des bateaux bloqués de franchir le détroit, alors que plus de 900 étaient présents dans le Golfe fin avril, immobilisant quelque 20.000 marins, selon des sites spécialisés.
Téhéran a répliqué par des tirs de missiles et de drones contre des bâtiments militaires américains, qui ont été interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Séoul a de son côté fait état d’une « explosion » suivie d’un incendie sur un navire sud-coréen dans le détroit.
« Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les Etats-Unis, alors que nous n’avons même pas encore commencé », a tonné mardi l’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de file des négociations avec Washington. Il a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de « mettre en péril » la sécurité du transport maritime.
Côté américain, le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain, sous escorte des Etats-Unis, ont franchi « avec succès » le détroit d’Ormuz, au premier jour de la mise en oeuvre de l’opération. Celle-ci « marche très bien », s’est félicité Donald Trump.
Le géant danois du transport Maersk a lui annoncé qu’un de ses bateaux transportant des véhicules avait pu passer le détroit le 4 mai, « accompagné de moyens militaires américains ». Il était coincé depuis le début de la guerre fin février.
Les forces américaines ont aussi dit avoir détruit six embarcations iraniennes « qui représentaient une menace pour la navigation commerciale » .
Là aussi, Téhéran a nié tout dommage sur ses navires, et a accusé les Etats-Unis d’avoir tué cinq civils en ciblant deux bateaux partis d’Oman pour rejoindre la côte iranienne.
Sur la terre ferme, les hostilités ont également repris: les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par des missiles de croisière « lancés depuis l’Iran ». Une attaque de drone sur le site pétrolier de Fujaïrah, l’un des rares accessibles dans la région sans passer par le Golfe, a fait trois blessés et provoqué un incendie.
Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé « une escalade dangereuse », ajoutant que le pays se réservait le droit de riposter.
Et à Oman, deux personnes ont été blessées dans l’attaque d’un immeuble à Bukha, sur le détroit d’Ormuz, selon un média d’Etat.
10h50: "La sécurité de la navigation maritime et du transit énergétique (via le détroit d'Ormuz) est tombée aux mains des États-Unis et de leurs alliés, au mépris de la trêve et par l'imposition d'un blocus", dénonce Mohammad Ghalibaf, le président du parlement iranien. "Nous savons bien que la persistance de la situation actuelle est intolérable pour les États-Unis ; alors que nous n'avons même pas encore commencé", assure-t-il encore.
.
معادلهٔ جدید تنگهٔ هرمز در حال تثبیت است. امنیت کشتیرانی و ترانزیت انرژی به دست آمریکا و متحدانش با نقض آتشبس و اعمال محاصره به خطر افتاده است؛ البته شرّشان کم خواهد شد.
— محمدباقر قالیباف MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) May 5, 2026
خوب میدانیم که استمرار وضع موجود برای آمریکا غیر قابل تحمل است؛ درحالی که ما هنوز حتی شروع هم نکردهایم.
.
10h15: La Corée du Sud "réexamine" une éventuelle participation à l'opération "Project Freedom"
La Corée du Sud a annoncé qu'elle allait "soigneusement réexaminer sa position" concernant une éventuelle participation aux opérations américaines dans le détroit d'Ormuz, après l'explosion dont a été victime un cargo affrété par l'armateur sud-coréen HMM, sans faire de victime.
07h23: Le géant danois du transport de marchandises Maersk a indiqué que l'un de ses navires, l'Alliance Fairfax, sous pavillon américain, avait quitté le détroit d'Ormuz. "L'ALLIANCE FAIRFAX, un navire transportant des véhicules battant pavillon américain exploité par Farrell Lines, Inc., une filiale du transporteur américain Maersk Line Limited (MLL), a traversé le détroit d'Ormuz et quitté le golfe Persique le 4 mai", a indiqué Maersk dans un communiqué transmis à l'AFP. "Le transit s'est déroulé sans incident et tous les membres d'équipage sont sains et saufs".
06h32: L'Iran met en garde Washington contre un "bourbier" Le "Projet Liberté" est le "Projet Impasse", déclare le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, en référence au nom donné par Donald Trump à la mission américaine destinée à permettre la circulation de navires marchands dans le détroit d'Ormuz, dont Téhéran revendique le contrôle.
Les événements dans le détroit d'Ormuz montrent "clairement" qu'il n'y a "pas de solution militaire à une crise politique", écrit-il sur le réseau social X. Abbas Araqchi prévient les États-Unis et les Émirats arabes unis, qui ont dénoncé lundi une "grave escalade" avec l'attaque contre Foujaïrah, de ne pas s'enfermer dans "un bourbier".
06h15: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière. "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé Emmanuel Macron tôt mardi sur X, assurant les Émirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.
05h52: L'Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle "escalade militaire" dans le Golfe et appelé à la poursuite des efforts de médiation après une reprise des accrochages entre forces américaines et iraniennes qui menacent le cessez-le-feu. "Le ministère des Affaires étrangères exprime la préoccupation du Royaume d'Arabie saoudite face à l'escalade militaire actuelle dans la région et appelle à la nécessité de désamorcer la situation, de s'abstenir de toute escalade supplémentaire et de faire preuve de retenue", a-t-il écrit dans un message sur X.
05h21: Riyad souligne soutenir "la médiation et les efforts diplomatiques du Pakistan en vue de parvenir à une solution politique qui épargne à la région une dérive vers davantage de "Les événements à Ormuz démontrent qu'il n'y a pas de solution militaire à une crise politique", a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur X.
Il a exhorté les États-Unis à privilégier la voie de la médiation du Pakistan, les mettant en garde contre le risque de se laisser "entraîner dans un bourbier".tensions et d'instabilité".
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?