25/06 17:12

EN DIRECT - L'avion transportant le fondateur de Wikileaks Julian Assange a décollé de Bangkok vers un territoire américain du Pacifique avant de retrouver la liberté - VIDEO

17h11: L'avion transportant le fondateur de Wikileaks Julian Assange a décollé de Bangkok mardi à 21H25 (14H25 GMT) vers un territoire américain du Pacifique avant de retrouver la liberté, a constaté une journaliste de l'AFP. Le lanceur d'alerte australien doit être présenté à un juge américain sur l'île de Saipan, dans l'archipel des Mariannes mercredi matin et gagner libre l'Australie après avoir négocié un accord de plaider-coupable avec la justice américaine qui réclamait son extradition.

15h42: Le lanceur d'alerte australien et fondateur de WikiLeaks Julien Assange est sorti de prison au Royaume-Uni et devrait retrouver la liberté mercredi après avoir plaidé coupable devant un tribunal américain, épilogue d'une longue saga judiciaire. Poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels américains, cet informaticien australien âgé de 52 ans doit comparaître mercredi à 09H00 locales (mardi 23H00 GMT) devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi.

Après avoir quitté le Royaume-Uni lundi depuis l'aéroport londonien de Stansted, selon WikiLeaks, l'avion de Julian Assange s'est posé à Bangkok mardi vers 12H30 (05H30 GMT) pour une escale technique et devait redécoller en soirée pour l'île de Saipan, capitale des Mariannes. Julian Assange "sera un homme libre une fois l'accord (de plaider coupable, ndlr) validé par le juge", ce qui arrivera "demain" mercredi, a déclaré mardi depuis l'Australie son épouse Stella à la BBC. Comme l'indiquent les documents judiciaires, le fondateur de WikiLeaks accepte de plaider coupable d'un chef d'accusation, relatif à "l'obtention et la divulgation d'informations sur la défense nationale", selon Stella Assange.

Julian Assange est désormais poursuivi pour un seul chef ("complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale"), selon les documents qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite massive. Stella Assange, qui a eu deux enfants avec le fondateur de WikiLeaks, s'est refusée à donner davantage de détails sur cet accord qui sera, dit-elle, "rendu public". "La priorité est à présent que Julian retrouve la santé", "il est dans un état terrible depuis cinq ans" et souhaite "être en contact avec la nature", a ajouté l'avocate sud-africaine. "C'est ce que nous désirons tous les deux pour le moment, et avoir du temps et de l'intimité et simplement commencer ce nouveau chapitre".

La fin de ce long feuilleton juridique l'a plongée dans un "tourbillon d'émotions", a poursuivi Mme Assange à la BBC. "C'est enfin fini". Elle a aussi lancé un appel aux dons pour payer les 520.000 dollars (485.000 euros) que son époux doit rembourser au gouvernement australien pour l'affrètement de l'avion qui doit l'emmener en Australie. Il n'a "pas été autorisé à emprunter un vol commercial", a-t-elle indiqué sur X (ex-Twitter).

Elle a aussi appelé les partisans du lanceur d'alerte à surveiller le vol sur les sites spécialisés et suivre le hashtag "AssangeJet", écrivant: "nous avons besoin de tous les regards sur ce vol, au cas où quelque chose tourne mal". Julian Assange devrait être condamné à 62 mois de prison, déjà purgés en détention provisoire à Londres, ce qui lui permettrait de regagner libre son Australie natale. Le tribunal des îles Mariannes du Nord a été choisi en raison du refus de M. Assange de se rendre sur le continent américain et de la proximité du territoire avec l'Australie, selon un document déposé au tribunal.

Les Nations unies ont salué cette libération, estimant que l'affaire avait soulevé "une série de préoccupations en matière de droits humains". Selon la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Mao Ning, WikiLeaks a "permis à la communauté internationale de comprendre davantage de faits et de vérités". "Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin", a déclaré Christine Assange, dans un communiqué diffusé par les médias australiens.

Pour le gouvernement australien, l'affaire Assange a "traîné en longueur depuis trop longtemps" et son maintien en détention ne présente plus aucun intérêt. L'ancien vice-président américain Mike Pence a, lui, qualifié l'accord de "fausse justice" qui "déshonore le service et le sacrifice des hommes et des femmes de nos forces armées".

Emma Shortis, une chercheuse du groupe de réflexion The Australia Institute, a déclaré à l'AFP que Canberra et Washington "reconnaissaient que cela devait cesser" car "il était tout simplement impossible que cela ne devienne pas un problème pour l'alliance" américano-australienne.

L'accord met un terme à une saga de près de 14 ans. Il est intervenu alors que la justice britannique devait examiner, les 9 et 10 juillet, un recours de Julian Assange contre son extradition vers les Etats-Unis, approuvée par le gouvernement britannique en juin 2022. Il se battait pour ne pas être livré à la justice américaine qui le poursuit pour avoir rendu publics à partir de 2010 plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Parmi ces documents figure une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de l'agence Reuters, tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007. Visé par 18 chefs d'accusation, il encourait en théorie jusqu'à 175 ans de prison en vertu de la loi sur l'espionnage. Chelsea Manning avait été condamnée en août 2013 à 35 ans de prison par une cour martiale, mais libérée au bout de sept ans après commutation de sa peine par le président Barack Obama.

Dernier rebondissement dans cette affaire devenue pour les partisans de Julian Assange un symbole des menaces pesant sur la liberté de la presse: deux juges britanniques avaient accordé en mai à Julian Assange le droit de faire appel contre son extradition. Le fondateur de WikiLeaks avait été arrêté par la police britannique en avril 2019, après sept ans passés dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour éviter son extradition vers la Suède dans une enquête pour viol, classée sans suite la même année. Depuis, les appels se sont multipliés pour que l'actuel président américain Joe Biden abandonne les charges à son encontre.

L'Australie a présenté une demande officielle en ce sens en février que M. Biden a dit examiner, suscitant l'espoir chez ses soutiens. Soutien de longue date du fondateur de Wikileaks, Reporters sans frontières a salué une "victoire pour le journalisme et la liberté de la presse qui n'a que trop tardé".

12h38: Le point sur ce que l'on sait à la mi-journée

Après des années de saga judiciaire, le lanceur d’alerte australien et fondateur de WikiLeaks Julien Assange est sorti de prison au Royaume-Uni et devrait retrouver la liberté mercredi après avoir plaidé coupable devant un tribunal américain.

Poursuivi pour avoir exposé au grand jour des centaines de milliers de documents confidentiels américains, cet informaticien australien âgé de 52 ans doit comparaître mercredi à 09H00 locales (mardi 23H00 GMT) devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi.

Après avoir quitté le Royaume-Uni lundi depuis l’aéroport londonien de Stansted, selon WikiLeaks, l’avion de Julian Assange s’est posé à Bangkok mardi autour de 12H30 (05H30 GMT) pour une escale technique et devait redécoller en soirée pour l’île de Saipan, capitale des Mariannes.

Julian Assange « sera un homme libre une fois l’accord (de plaider coupable, ndlr) validé par le juge », ce qui arrivera « demain » mercredi, a déclaré mardi depuis l’Australie son épouse Stella à la BBC. Comme l’indiquent les documents judiciaires, le fondateur de WikiLeaks accepte de plaider coupable d’un chef d’accusation, relatif à « l’obtention et la divulgation d’informations sur la défense nationale », selon Stella Assange.

Julian Assange est désormais poursuivi pour un seul chef (« complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale »), selon les documents judiciaires qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite massive.

Stella Assange, qui a eu deux enfants avec le fondateur de WikiLeaks, s’est refusée à donner davantage de détails au sujet de cet accord qui sera, dit-elle, « rendu public ».

« La priorité est à présent que Julian retrouve la santé », « il est dans un état terrible depuis cinq ans » et souhaite « être en contact avec la nature », a ajouté l’avocate sud-africaine. « C’est ce que nous désirons tous les deux pour le moment, et avoir du temps et de l’intimité et simplement commencer ce nouveau chapitre ».

10h30: Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a salué la fin de la détention au Royaume-Uni de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

"Nous saluons la libération de Julian Assange (...) au Royaume-Uni et les avancées significatives vers un règlement définitif de cette affaire, sans nouvelle détention", a indiqué à l'AFP Elizabeth Throssel, une porte-parole du Haut-Commissariat.

08h50; Après des années de saga judiciaire, Julian Assange, relâché de prison au Royaume-Uni, fait route mardi vers un tribunal fédéral américain dans le Pacifique où il doit plaider coupable aux termes d'un accord qui lui permet de retrouver sa liberté. Poursuivi pour avoir exposé au grand jour des centaines de milliers de documents confidentiels, cet Australien âgé de 52 ans doit comparaître mercredi à 09H00 locales (mardi 23H00 GMT) devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi.

"Julian Assange est libre" et a quitté le Royaume-Uni et la prison de haute sécurité proche de Londres, où il était incarcéré depuis 2019, pour embarquer dans un avion privé à l'aéroport de Stansted, a précisé WikiLeaks, se félicitant qu'il puisse retrouver sa femme Stella Assange et leurs enfants, en "résultat d'une campagne mondiale".

L'organisation a ensuite diffusé une vidéo de 13 secondes sur laquelle on le voit monter l'escalier de l'appareil.

Selon des journalsites de l'AFP, l'avion s'est posé à Bangkok mardi vers 12H30 (05H30 GMT) pour une escale technique. Il doit redécoller pour Saipan, aux îles Mariannes, vers 21H00 (14H00 GMT), avait indiqué à l'AFP un responsable thaïlandais sous couvert d'anonymat.

Désormais poursuivi pour "complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale", Julian Assange devrait plaider coupable de ce seul chef, selon les documents judiciaires rendus publics, qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite massive. 

Il devrait être condamné à 62 mois de prison, déjà purgés en détention provisoire à Londres, ce qui lui permettrait de regagner libre son Australie natale. "Julian est libre!!!", a exulté son épouse Stella Assange, exprimant une "immense gratitude" envers ceux qui se sont mobilisés "depuis des années" pour que sa libération devienne "réalité". "Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin. Cela montre l'importance et le pouvoir de la diplomatie discrète", a déclaré sa mère, Christine Assange, dans un communiqué diffusé par les médias australiens.

"Beaucoup se sont servis de la situation de mon fils pour promouvoir leur propre cause. Je suis donc reconnaissante envers les personnes invisibles et travailleuses qui ont fait passer le bien-être de Julian en premier", a-t-elle ajouté. Le gouvernement australien a également commenté ce dénouement en estimant que l'affaire Assange avait "traîné en longueur depuis trop longtemps" et que son maintien en détention ne présentait plus aucun intérêt.

Emma Shortis, une chercheuse du groupe de réflexion The Australia Institute, a déclaré à l'AFP que Canberra et Washington "reconnaissaient que cela devait cesser". "Il était tout simplement impossible que cela ne devienne pas un problème pour l'alliance" américaine-australienne, a-t-elle ajouté. Cet accord met un terme à une saga de près de 14 ans.

Il est intervenu alors que la justice britannique devait examiner, les 9 et 10 juillet, un recours de Julian Assange contre son extradition vers les Etats-Unis, approuvée par le gouvernement du Royaume-Uni en juin 2022. Il se battait pour ne pas être livré à la justice américaine qui le poursuit pour avoir rendu publics à partir de 2010 plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Parmi ces documents figure une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de l'agence Reuters, tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007. Visé par 18 chefs d'accusation, il encourait en théorie jusqu'à 175 ans de prison en vertu de la loi sur l'espionnage. Chelsea Manning avait pour sa part été condamnée en août 2013 à 35 ans de prison par une cour martiale, mais avait été libérée au bout de sept ans après commutation de sa peine par le président Barack Obama.

Dernier rebondissement dans cette affaire au long cours devenue un symbole pour ses partisans des menaces pesant sur la liberté de la presse, deux juges britanniques avaient accordé en mai à Julian Assange le droit de faire appel contre son extradition. Cet appel devait notamment porter sur la question de savoir s'il bénéficierait de la protection de la liberté d'expression en tant qu'étranger dans le système juridique américain.

Le fondateur de WikiLeaks avait été arrêté par la police britannique en avril 2019, après sept ans passés dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour éviter son extradition vers la Suède dans une enquête pour viol, classée sans suite la même année.

06h37: « Julian Assange est libre » et a quitté lundi le Royaume-Uni et la prison de haute sécurité près de Londres où il était incarcéré depuis cinq ans, affirme WikiLeaks après l’annonce de cet accord. Selon WikiLeaks, l’Australien de 52 ans a quitté la prison de Belmarsh lundi matin puis a été libéré par la justice britannique à l’aéroport londonien de Stansted dans l’après-midi, d’où il a embarqué à bord d’un avion et a quitté le Royaume-Uni.

L’organisation a ensuite diffusé une vidéo de 13 secondes sur laquelle on voit notamment Julian Assange monter l’escalier de l’appareil.

L’avion est attendu à Bangkok mardi vers 11 h 50 pour se ravitailler en carburant et en eau. Il doit ensuite redécoller pour Saipan, aux îles Mariannes, vers 21 heures, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable thaïlandais sous couvert d’anonymat.

04h11: Détenu depuis 2019 dans une prison de haute sécurité de Londres, le fondateur de WikiLeaks a conclu un accord avec le gouvernement américain. Il accepte de plaider coupable à une accusation de crime grave liée à son rôle présumé dans l’une des plus grandes fuites documents classifiés du gouvernement américain. Cet accord met mettre fin à une saga internationale de plusieurs années.

Poursuivi par les autorités américaines pour avoir divulgué des centaines de milliers de documents confidentiels, l’Australien lanceur d’alerte doit comparaître devant un tribunal fédéral des îles Mariannes (un territoire américain de l’Océan Pacifique proche de l’île de Guam).

Parmi ces documents se trouve une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de Reuters, tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en 2007. Julian Assange devrait plaider coupable de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale ».

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Vos réactions

Portrait de seb2746
25/juin/2024 - 13h01

Quel dommage, bientôt noyé avec une chape de plombs de 700 Tonnes au pied "par accident".

Il a du courage de prendre l'avion aujourd'hui, il a oublié les Kennedy...

Portrait de remarques
25/juin/2024 - 08h32

C'est le gilet jaune "Fly Raider" qui va être content !