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La cour d’assises spéciale de Paris rend aujourd'hui son verdict en appel contre deux accusés jugés pour leur rôle présumé dans l’attentat de Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016 - VIDEO

La cour d’assises spéciale de Paris rend aujourd'hui son verdict en appel contre deux accusés jugés pour leur rôle présumé dans l’attentat de Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016.

Seuls deux des huit accusés de première instance, Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud, deux amis de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le Tunisien de 31 ans auteur de l’attentat au camion-bélier sur la promenade des Anglais le soir du feu d’artifice, ont choisi de faire appel.

Poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste, ils avaient été tous deux condamnés à 18 ans de réclusion criminelle lors du premier procès en décembre 2022.

Alors qu’en première instance le parquet avait requis 15 ans d’emprisonnement contre les deux hommes, l’avocate générale, Naïma Rudloff, a cette fois requis le maximum légal prévu, soit 20 ans de réclusion à leur encontre. « Laissez-moi une chance », a demandé Mohamed Ghraieb avant que la cour ne se retire pour délibérer.

« Je ne suis pas un terroriste. Je suis réinsérable. Je ne suis pas dangereux. Je suis contre toute forme de violence », a-t-il imploré.

Son co-accusé n’a pas souhaité s’exprimer. Estimant que le dossier ne reposait que sur des « fantasmes » et des « hypothèses », les avocats des deux accusés ont plaidé mardi et mercredi leur acquittement.

La cour composée uniquement de magistrats professionnels et présidée par Christophe Petiteau, un magistrat habitué aux procès pour terrorisme - il était notamment président de la cour d’assises qui a jugé l’attentat de Magnanville - devrait annoncer son verdict en fin d’après-midi ou en début de soirée.

Mohamed Ghraieb, réceptionniste d’hôtel franco-tunisien de 48 ans, et Chokri Chafroud, 44 ans, un migrant tunisien sans-papiers, sont soupçonnés d’avoir apporté « un soutien logistique et idéologique » à l’auteur de l’attentat de Nice.

Selon l’accusation, qui admet que les deux accusés ne sont ni complices, ni co-auteurs des actes de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, ils auraient néanmoins été sollicités par leur compatriote pour lui fournir une arme et auraient été associés à la location du camion qui a servi au massacre.

 

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