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EN DIRECT - Attaque d’un fourgon pénitentiaire: L'intersyndicale appelle à maintenir les blocages dans les prisons demain - Policiers et gendarmes toujours à la recherche de Mohamed Amra et de ses complices - VIDEO

17h28: L'intersyndicale de l'administration pénitentiaire a appeléce à maintenir demain les blocages des prisons, les réponses du gouvernement à ses revendications comportant selon elle "trop de conditionnel", a indiqué à l'AFP Wilfried Fonck, du syndicat UFAP-UNSA-Justice.

Le document écrit, transmis mercredi soir par le ministère de la Justice pour résumer ses engagements à l'issue d'une réunion avec les représentants des agents, est "soumis à énormément de conditions, d'évaluations budgétaires, de conditions suspensives", a résumé M. Fonck. En conséquence, le mouvement, déclenché après l'attaque mortelle d'un fourgon pénitentiaire mardi, "est reconduit demain" vendredi.

12h49: L’enquête avance pour retrouver le commando qui a attaqué un fourgon pénitentiaire, tuant deux agents et en blessant trois autres pour faire évader un multirécidiviste, a assuré Gérald Darmanin jeudi, alors que des agents pénitentiaires en colère bloquaient de nouveau les prisons.

« 350 enquêteurs » sont mobilisés sur la piste des auteurs de l’attaque sanglante et du détenu en fuite, Mohamed Amra et « ils avancent très bien » dans leurs investigations, a affirmé le ministre de l’Intérieur sur France 2.

Une perquisition a eu lieu mercredi à Evreux (Eure) dans le cadre de cette enquête, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP, sans plus de précisions. La traque s’organise aussi au-delà des frontières, avec une « notice rouge » émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser l’évadé au cas où ce dernier serait parvenu à quitter le pays.

Le casier judiciaire de Mohamed Amra, 30 ans, porte 13 mentions. Il était détenu depuis janvier 2022 à la maison d’arrêt d’Evreux en exécution de plusieurs peines, notamment pour extorsion et violence avec arme. Selon une source proche du dossier, il est aussi impliqué dans des trafics de stupéfiants, soupçonné d’avoir commandité des meurtres liés à ces trafics.

12h01: Le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, doit se rendre en fin d’après-midi à la brigade de gendarmerie de Louviers (Eure), voisine d’Incarville, pour s’entretenir avec les fonctionnaires « intervenus en premier sur les lieux de l’embuscade meurtrière du péage ».

11h43: Le petit village normand d’Incarville, secoué mardi par l’attaque mortelle organisée par le commando lourdement armé à la barrière de péage sur l’autoroute A13, organise jeudi à 18H00 un hommage aux deux agents tués, un moment de « recueillement silencieux » sans discours, selon le maire, interrogé par l’hebdomadaire local La Dépêche de Louviers.

11h12: Choqués par le meurtre de deux de leurs collègues, abattus mardi matin dans le guet-apens au péage d’Incarville (Eure), les agents pénitentiaires ont décidé de reconduire jeudi le mouvement de blocage des établissements entamé la veille, pour « maintenir la pression » sur le gouvernement.

A Caen, une quarantaine d’agents étaient rassemblés vers 6H30 devant le centre pénitentiaire, où étaient basées les victimes. A Caen-Ifs, un autre établissement à l’autre bout de la ville, près de 70 agents faisaient brûler des pneus et les visages restaient fermés, marqués par le deuil et la fatigue.

Leurs représentants syndicaux ont été reçus mercredi à Paris par le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, qui a pris plusieurs engagements. Mais ils voulaient un accord écrit, qui a leur été transmis jeudi matin.

10h45: "Nous vous traquons", a prévenu Gabriel Attal. Près de 48 heures après l'attaque spectaculaire contre un fourgon pénitentiaire, qui a fait deux morts et trois blessés graves parmi les agents, policiers et gendarmes tentaient jeudi de remonter la piste du détenu évadé et de ses complices.

"L'enquête progresse" et mobilise des "moyens massifs", a assuré mercredi après-midi le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, répétant une nouvelle fois aux auteurs de ces crimes sanglants: "nous vous retrouverons et nous vous punirons". La traque s'organise aussi hors des frontières, avec une "notice rouge" émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le fugitif, Mohamed Amra.

Choqués par le meurtre de deux de leurs collègues, les agents de l'administration pénitentiaire ont de leur côté appelé à poursuivre jeudi le mouvement de blocage des établissements entamé la veille, pour "maintenir la pression" sur le gouvernement. A Caen, où étaient basées les deux victimes de l'attaque mardi dans l'Eure, une quarantaine du personnel de l'équipe de jour étaient rassemblés vers 6H30 dans la cour d'honneur du centre pénitentiaire autour de palettes, a constaté l'AFP.

"Le mouvement est reconduit, il y aura une discussion entre les instances nationales et locales des syndicats" pour la discuter de la suite du mouvement, a déclaré à l'AFP le secrétaire régional UFAP-Justice. Les représentants syndicaux, qui ont été reçus mercredi à Paris par le ministre de la Justice, se sont félicités de l'ouverture du dialogue sur certaines de leurs revendications.

"Un certain nombre d'engagements vont être pris rapidement" par le ministère, notamment pour améliorer l'armement des agents lors des transferts, et pour limiter ces transferts en développant les auditions judiciaires en visioconférence, a déclaré Emmanuel Baudin, secrétaire général de FO Justice, à l'issue de la rencontre avec Eric Dupond-Moretti. Mais ils réclamaient un document écrit, sur lequel les agents seront consultés, avant de cesser leurs actions.

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