10/05 17:01

Bien moins connu que le cancer de la prostate, le cancer de la vessie affecte davantage les fumeurs et les hommes, mais n'épargne pas les femmes, avertissent des spécialistes

Bien moins connu que le cancer de la prostate, le cancer de la vessie affecte davantage les fumeurs et les hommes, mais n'épargne pas les femmes, avertissent des spécialistes.

"Ce cancer, relativement fréquent et parfois agressif, est trop peu connu", selon Benjamin Pradère, président de l'association française d'urologie (AFU), promotrice d'un "mois de la vessie".

Chaque année en France, il touche entre 13.000 et 20.000 nouvelles personnes, principalement des hommes de plus de 60 ans, et entraîne environ 5.000 décès.

Faute de méthode valide de dépistage systématique, les signaux d'alarme sont cruciaux. "Urines rouges, je me bouge!", exhorte le slogan de la campagne de sensibilisation, en référence au premier symptôme le plus fréquent.

Des cystites à répétition - sans infection détectée lors de la recherche de microbes dans les urines - ou des troubles de la miction peuvent aussi alerter.

Le cancer de la vessie "touche plus souvent les hommes mais il est souvent plus grave chez les femmes, car des symptômes peuvent être mal interprétés et retarder le diagnostic", pointe Benjamin Pradère.

Un scénario vécu par Catherine, "51 ans depuis quelques jours". "Après un bypass (chirurgie bariatrique, ndlr), j'avais souvent du sang dans les urines. Le médecin traitant a pensé que c'était lié à l'opération. Ca ne passait pas. On m'a envoyé voir un gynécologue, qui a pensé à de micro règles - car j'avais un stérilet", a-t-elle raconté à l'AFP.

"Ca a traîné, jusqu'à des contractions et une pression constante sur la vessie. Retour chez le gynécologue, échographie, toujours l'hypothèse de micro règles, ou d'infections urinaires. Après un an, je ne pouvais plus me retenir d'aller aux toilettes. Une IRM a finalement montré une grosse masse dans la vessie", se remèmore cette Alsacienne.

Ensuite, tout s'est enchaîné: "8 heures d'opération" pour enlever "la masse", annonce d'un cancer infiltrant, ablation de la vessie, de l'utérus et de ganglions, chimiothérapie et immunothérapie.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions