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Le procès d’un homme de 26 ans qui avait menacé de mort sur internet l'ex proviseur du lycée parisien Maurice-Ravel a été renvoyé au 26 juin, devant une chambre spécialisée du tribunal correctionnel de Paris

Le procès d’un homme de 26 ans, qui avait menacé de mort sur internet l'ex proviseur du lycée parisien Maurice-Ravel, après une altercation avec une élève pour qu’elle enlève son voile, a été renvoyé mardi au 26 juin, devant une chambre spécialisée du tribunal correctionnel de Paris.

Cette affaire, qui avait débouché sur le départ à la retraite anticipée du fonctionnaire, avait suscité une vague d’indignation en France.

Le jeune homme est poursuivi pour avoir écrit sur son compte X, à propos du proviseur: « C’est une dinguerie. Faut le brûler vif, ce chien ».

Des propos qu’il a dit « regretter » et pour lesquels il a « présenté ses excuses » à la victime, lundi devant le tribunal correctionnel.

Le procès, prévu en comparution immédiate, a été renvoyé à la 17e chambre du tribunal de Paris, spécialisée notamment dans les délits relatifs à la liberté d’expression.

Le prévenu doit être jugé pour « provocation publique non suivie d’effet à commettre une atteinte volontaire à la vie ». Placé sous contrôle judiciaire, il encourt cinq ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Inconnu de la justice, le jeune homme, qui s’exprime dans une langue soutenue, est titulaire d’un master et cherche un emploi comme « project manager » dans le « web digital ». « Il y a un fort décalage entre sa personnalité et la violence des propos » incriminés, a observé son avocat, Me Thibault Kempf.

Le prévenu avait proféré ses menaces après que sa soeur lui eut rapporté ce qui s’était passé dans l’établissement scolaire. Mais la version de la lycéenne, pas directement témoin des faits, était mensongère, selon l’avocat du proviseur, Me Francis Lec.

Le fonctionnaire, qui depuis l’altercation a quitté ses fonctions, n’était pas présent au tribunal, « pour des raisons de sécurité », selon Me Lec.

« Il a été pris dans un engrenage infernal à partir d’un mensonge de la part d’une élève », engrenage qui présente des similitudes avec celui ayant mené à l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, en octobre 2020 dans le Val-d’Oise, selon lui.

 

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