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La plateforme de courses express à domicile Flink, qui emploie 218 personnes en France, "va être liquidée", indique sa direction qui a déclaré une cessation de paiements devant le tribunal de commerce de Paris

La plateforme de courses express à domicile Flink, qui emploie 218 personnes en France, « va être liquidée » vendredi, a annoncé jeudi à l’AFP sa direction, qui a déclaré une cessation de paiements devant le tribunal de commerce de Paris. L’entreprise, une des dernières à opérer en France sur ce secteur, a pâti du contexte inflationniste, « d’une pression réglementaire encore forte » et d’un « désintérêt des investisseurs » pour le secteur, a déclaré le président-directeur général Guillaume Luscan.

Placé en redressement judiciaire en juin dernier, Flink France avait été repris en septembre par Guillaume Luscan, alors son directeur général, la maison mère allemande et la start-up algérienne Yassir. La nouvelle entité avait été baptisée New Flink France. Cette reprise avait alors permis de maintenir 56% des effectifs, soit plus de 200 salariés.

La start-up Yassir, « spécialisée dans les services à la demande et de paiement, l’une des plus valorisées de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique », selon M. Luscan, avait injecté cinq millions d’euros dans l’entreprise. Mais l’inflation a pesé sur les conditions d’achat des produits et la pression réglementaire, « qui reste forte », impliquerait de la part de New Flink France des investissements « significatifs » pour transformer un certain nombre de ses sites, a expliqué son PDG à l’AFP.

Enfin, le « contexte financier est très difficile », les investisseurs « se désintéressant du secteur » après les récentes déconvenues du « quick commerce », soit la livraison express de courses à domicile, a-t-il conclu. En effet, en mars 2023, une réglementation très contraignante avait porté un coup d’arrêt aux acteurs du « quick commerce ».

 

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