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Le gouvernement présente aujourd'hui en conseil des ministres son projet de loi pour l’agriculture étoffé, depuis les manifestations d’agriculteurs, de mesures pour accélérer la construction de réserves d’eau et de bâtiments d’élevage

Le gouvernement présente aujourd'hui en conseil des ministres son projet de loi pour l’agriculture, étoffé depuis les manifestations d’agriculteurs de mesures pour accélérer la construction de réserves d’eau, de bâtiments d’élevage et alléger les sanctions encourues en cas d’atteinte à la nature.

La présentation de ce texte, en préparation depuis plus d’un an, a été repoussée à plusieurs reprises. Devant l’explosion de colère du monde agricole cet hiver, le gouvernement a décidé d’ajouter des mesures pour satisfaire une partie des revendications du syndicat majoritaire FNSEA.

Lors du congrès de l’organisation la semaine dernière à Dunkerque (Nord), le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a été confronté à la persistance de doléances du monde agricole, en dépit d’une moisson inédite de concessions gouvernementales (une soixantaine d’engagements sur des fonds d’urgence, des simplifications, une « pause » dans l’élaboration du plan de réduction de l’usage des pesticides...).

« Le compte va y être quand la loi d’orientation agricole sera votée (...) quand les décrets finiront de se déployer », a alors estimé M. Fesneau. La FNSEA attend toujours de son côté une prise de parole d’Emmanuel Macron, dont elle réclame « une vision » pour l’avenir du secteur, après le rendez-vous manqué du Salon de l’agriculture où le chef de l’Etat a été copieusement hué.

Le texte s’appelle désormais « projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture ».

Il trouve son origine dans « deux défis d’une ampleur historique », a souligné le cabinet de Marc Fesneau: l’urgence de remplacer plus du tiers des agriculteurs qui seront partis à la retraite dans la décennie et le changement climatique.

« On a une espèce de mur démographique où on doit aller chercher des bras et des compétences pour renouveler les générations », poursuit le cabinet, selon lequel « on a besoin de 30% d’apprenants en plus immédiatement pour faire le renouvellement des générations en agriculture ».

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