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La vaccination contre la méningite, actuellement obligatoire chez les nourrissons seulement pour une famille de bactéries, doit le devenir plus largement pour contrer la recrudescence de ces maladies, juge la Haute autorité de santé

La vaccination contre la méningite, actuellement obligatoire chez les nourrissons seulement pour une famille de bactéries, doit le devenir plus largement pour contrer la recrudescence de ces maladies, a jugé la Haute autorité de santé (HAS).

"Si la mise en place de mesures barrières durant la crise de Covid-19 a permis une baisse notable de ces infections, les dernières données montrent une reprise de la circulation des méningocoques en France", souligne la HAS.

Les méningites sont des infections particulièrement graves du cerveau et de la moelle épinière. Elles sont mortelles une fois sur dix et, le reste du temps, provoquent souvent d'importantes séquelles neurologiques.

Elles sont le plus souvent provoquées par un virus, mais aussi parfois par des bactéries, dites méningocoques. Face à celles-ci, la vaccination est possible, mais elle est compliquée par l'existence de nombreux groupes différents de méningocoques.

Actuellement, la vaccination n'est obligatoire que chez les moins d'un an pour les méningocoques du groupe C, même si elle est aussi vivement recommandée pour le groupe B.

Or, "les sérogroupes W et Y ont beaucoup progressé notamment chez les nourrissons et les jeunes", souligne la HAS, mettant notamment en avant le caractère très meurtrier des infections aux méningocoques W.

En conséquence, l'autorité recommande maintenant de rendre obligatoire la vaccination des moins d'un an contre les méningocoques A, B, W et Y, de même toujours que C.

La vaccination se ferait par un vaccin unique - en deux doses - pour les quatre souches A, C, W et Y, et un autre pour la souche B.

La HAS a aussi amendé ses recommandations pour les plus grands, même s'il ne s'agit pas cette fois de passer à une obligation.

A l'heure actuelle, seule la vaccination contre les méningocoques C est recommandée jusqu'à 24 ans, mais uniquement si elle n'a pas eu lieu quand le patient était bébé.

Désormais, pour les méningocoques A, C, W et Y, une nouvelle dose est recommandée chez les 11-14 ans, quand bien même ils auraient bien été vaccinés à moins d'un an.

En revanche, la HAS ne recommande toujours pas le vaccin anti-méningocoque B chez les adolescents et jeunes adultes, jugeant trop rares les infections liée à cette souche dans cette tranche d'âge.

Le ministre chargé de la Santé et de la Prévention Frédéric Valletoux a indiqué dans une réaction transmise à l'AFP que "le gouvernement suivra cet avis" de la HAS et qu'il précisera "dans les prochains jours les modalités de mise en oeuvre de cette recommandation (...)".

Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi, fabricant de vaccins contre la méningite et sponsor des Jeux Olympiques mène une campagne de sensibilisation à la vaccination contre la méningite dans le cadre de cet événement, porté par trois para-athlètes touchés par la maladie.

"Notre mobilisation continue pour garantir le succès de la prévention vaccinale contre les méningites, notamment dans la perspective des JO de Paris 2024 car ces grands rassemblements sont particulièrement propices à la propagation des méningites", a souligné dans un communiqué, Charles Wolf, directeur général Vaccins France chez Sanofi.

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Portrait de Petit Vieillard
1/avril/2024 - 01h24

Tous les vaccins son pourris par toutes les merdes ajoutées dedanssmileysmiley