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La cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme une condamnation du maire de Nice Christian Estrosi pour diffamation envers un universitaire engagé dans une association d’aide aux migrants

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé une condamnation du maire de Nice Christian Estrosi (Horizons) pour diffamation envers un universitaire engagé dans une association d’aide aux migrants, a-t-on appris auprès des deux parties. Pierre-Alain Mannoni, géographe niçois, avait été poursuivi pour avoir brièvement hébergé trois Erythréennes dans un centre de vacances français désaffecté, avant de les conduire en voiture à une gare pour qu’elles puissent être soignées à Marseille.

Une décision de relaxe en 2017 - définitivement confirmée en 2020 - avait provoqué la colère de Christian Estrosi, qui estimait que Pierre-Alain Mannoni «favorisait le travail des passeurs». «Comment ces individus peuvent-ils nous certifier qu’ils ne font pas rentrer des terroristes sur notre sol en violant la loi comme ils le font?», avait écrit l’élu sur Twitter.

Pierre-Alain Mannoni avait alors porté plainte pour diffamation. En première instance, en juin 2021, le tribunal correctionnel de Nice avait condamné le maire à 3000 euros d’amende et 5000 euros de dommages et intérêts. En janvier 2022, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait infirmé ce jugement et relaxé Christian Estrosi. Mais, en juin 2023, la Cour de cassation avait invalidé cette décision et l’avait renvoyée à la cour d’appel.

Mercredi, cette dernière a confirmé le jugement de première instance. «Justice a été faite, le maire de la cinquième ville de France a jeté mon client en pâture et il a été sanctionné», a déclaré à l’AFP Me Maeva Binimelis, avocate de Pierre-Alain Mannoni. L’avocat de l’édile niçois, Me Gérard Baudoux, a annoncé un nouveau pourvoi en Cassation.

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