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Voyage d'Anne Hidalgo à Tahiti: Des perquisitions sont en cours dans les locaux de la mairie de Paris, dans le cadre d'une enquête du parquet national financier

Des perquisitions sont en cours mardi à l'Hôtel de ville de Paris dans le cadre d'une enquête du parquet national financier français (PNF) sur les conditions du voyage controversé de la maire Anne Hidalgo en octobre 2023 à Tahiti, a indiqué une source judiciaire.

L'enquête, ouverte en novembre pour prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics, porte sur le « déplacement à Tahiti de Mme Anne Hidalgo et d'une délégation de la ville de Paris », a précisé cette source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde. Celle-ci fait suite à une plainte de l'association AC ! ! Anti-corruption et de signalements de plusieurs élus du Conseil de Paris ou de la région Ile-de-France, a précisé la même source.

Dans une réponse écrite à l'AFP, la mairie de Paris a indiqué mardi avoir « d'ores et déjà produit volontairement les justificatifs relatifs au déplacement d'une délégation Ville en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie ». La mairie a rappelé que sa commission de déontologie - dont les membres sont nommés sur proposition de Mme Hidalgo - avait qualifié le déplacement de « régulier sur le plan déontologique ». La mairie s'est dit « sereine et confiante quant à l'issue de ces investigations ».

Ce déplacement de trois semaines en Nouvelle-Calédonie puis en Polynésie française, d'abord professionnel puis privé, avait d'abord été critiqué par l'opposition de droite, fustigeant le bilan carbone et le coût du voyage. Une fois Mme Hidalgo rentrée à Paris, l'affaire avait ensuite suscité un large écho médiatique, devenant le « Tahiti Gate » dans laquelle la maire PS était accusée de mélange des genres.

Selon l'association AC ! ! Anti-Corruption, la maire de Paris en « a profité pour rendre visite à sa fille, qui vit sur une île proche de Tahiti ». Elle était accompagnée de deux adjoints mais aussi de son conjoint, souligne la plainte. « Immédiatement se pose la question de savoir qui a payé le déplacement », avait soulevé l'association. Sa plainte questionne ainsi le « but affiché » du déplacement, qui était officiellement de « vérifier les installations de surf, dans le cadre des JO 2024 » qui se tiendront du 26 juillet au 11 août.

Selon la Ville de Paris, les frais de transport de la délégation parisienne, composée de six personnes (trois élus et trois collaborateurs), se sont élevés à 40.955 euros, et les frais d'hébergement et de restauration à 18.545 euros. Selon la commission de déontologie, « la Ville de Paris n'a pas financé sur des fonds publics l'activité personnelle et privée de la maire de Paris et n'a pas subi de préjudice ».

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Vos réactions

Portrait de COLIN33
6/mars/2024 - 08h12 - depuis l'application mobile

Que de temps perdu, il y a longtemps que les documents compromettants ont dû disparaître

Portrait de Eugene
5/mars/2024 - 23h17 - depuis l'application mobile

Si la justice ne punit pas une affaire aussi énorme, l’impunité dont jouissent certains politiques en sera renforcée.

Portrait de Amandecroquante
5/mars/2024 - 17h51

la commission devra définir en quoi Hidalgo était compétente pour vérifier une epreuve de surf …

je pense que la réponse se trouve dans la question