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Les avocats du journaliste congolais Stanis Bujakera, détenu depuis plus de cinq mois à Kinshasa, ont déposé une nouvelle demande de mise en liberté

Les avocats du journaliste congolais Stanis Bujakera, détenu depuis plus de cinq mois à Kinshasa, ont déposé une nouvelle demande de mise en liberté, au lendemain d'une déclaration du président Tshisekedi selon laquelle le prévenu serait "victime" d'une justice "malade".

Correspondant du magazine Jeune Afrique, Stanis Bujakera est jugé pour un article, non signé de son nom, mettant en cause les renseignements militaires dans le meurtre d'un opposant, Chérubin Okende. Interrogé jeudi soir lors d'une conférence de presse sur la détention du journaliste, Félix Tshisekedi, largement réélu en décembre dernier pour un second mandat, a dénoncé des "tergiversations" dans ce dossier et déclaré avoir décidé d'y "mettre son nez".

Le président a ajouté qu'il prendrait "la décision qu'il faudra prendre", laissant espérer une mise en liberté prochaine. "Aujourd'hui, il y a une évolution", a déclaré vendredi Me Jean-Marie Kabengela, un des avocats de Stanis Bujakera, au sortir de l'audience qui s'est tenue dans la cour de la prison centrale de Makala, à Kinshasa.

Le président a tapé du poing sur la table "pour que la liberté provisoire soit accordée à notre client", a-t-il ajouté, optimiste.

Depuis son arrestation, le 8 septembre, les appels se sont multipliés pour sa libération, mais toutes ses demandes de liberté provisoire ont jusqu'à présent été rejetées.

Le procès a été renvoyé au 8 mars, mais le tribunal a seulement 48 heures pour statuer sur la demande de mise en liberté déposée vendredi en milieu de journée par les avocats de Stanis Bujakera. Egalement correspondant de l'agence de presse internationale Reuters et directeur adjoint du média en ligne congolais Actualité.cd, il est accusé "d'avoir fabriqué et distribué" une note des renseignements civils incriminant les renseignements militaires dans l'assassinat de Chérubin Okende, retrouvé mort le 13 juillet dans sa voiture avec des blessures par balles.

Depuis plusieurs semaines, le procès piétine, tournant autour de questions d'expertise et contre-expertise de documents et de signatures.

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