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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin distingue à Arras, les neuf policiers intervenus «au péril de leur vie» pour maîtriser un jeune radicalisé qui venait de tuer le professeur Dominique Bernard, le 13 octobre 2023

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a distingué, à Arras, les neuf policiers intervenus «au péril de leur vie» pour maîtriser un jeune radicalisé qui venait de tuer le professeur Dominique Bernard, le 13 octobre 2023, au lycée Gambetta. Brigadier-chef, gardiens de la paix ou adjoint de police : lors d'une cérémonie dans la cour de la préfecture à Arras (Pas-de-Calais), le ministre leur a remis la «médaille du courage et du dévouement», élevant six d'entre eux au rang de chevalier de la Légion d'honneur.

«Vous avez neutralisé le terroriste, vous avez empêché que l'assassinat ne se transforme en tuerie, vous avez protégé et secouru au péril de votre vie des enseignants, des agents, des enfants», a déclaré le ministre, s'adressant aux policiers, «héros d'Arras», en uniforme blanc, en présence de leurs familles. Le ministre est revenu sur ce matin du 13 octobre : à 11h, «le 17 reçoit un appel apeuré évoquant un terroriste qui s'est introduit au lycée Gambetta» et «qui évoque des victimes, des couteaux, un meurtrier toujours dans la cour».

À 11h04, «deux équipages de police secours et un groupe de police de proximité arrivent. Le terroriste se rue sur les policiers, hurlant sa haine, brandissant les lames», a dit Gérald Darmanin. Maîtrisé après deux tirs de pistolet à impulsion électrique, menotté, «il est 11h09 lorsque celui-ci est mis en garde à vue», retrace le ministre.

«Un enseignant est mort, il y a des blessés, du sang, des jeunes terrorisés, des cris, des pleurs, une ville dans le deuil, une nation touchée», a rappelé Gérald Darmanin, évoquant «la barbarie islamiste». Pour le brigadier-chef David Buzyn, l'un des policiers fait chevalier de la légion d'honneur, «ce n'est pas évident de recevoir tous les mérites après ce qu'il s'est passé le jour du drame, mais nous l'acceptons, nous en sommes fiers»

Cinq mois après l'attentat, il se dit marqué avec ses collègues par «le décor de ce qu'ils ont découvert quand ils sont rentrés dans le lycée, le sang, les blessés». Mohammed Mogouchkov, 20 ans, avait été mis en examen et écroué par un juge d'instruction antiterroriste quatre jours après l'attaque qu'il avait revendiquée au nom de l'organisation État islamique (EI).

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