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Economie : Les Français ont continué de puiser dans leurs comptes courants au quatrième trimestre 2023, affirme la Banque de France

Après une pause au troisième trimestre, les avoirs disponibles sur les comptes courants des Français ont de nouveau diminué en fin d'année dernière, affirme la Banque de France dans sa publication trimestrielle sur l'épargne et le patrimoine financier des ménages.

Mais même si elle diminue, la somme d'argent dormant sur les comptes courants - que les établissements bancaires ne rémunèrent généralement pas, sauf rares exceptions, et qui constituent donc une ressource quasiment gratuite pour eux - reste très importante.

A 568 milliards d'euros en fin d'année dernière, elle est supérieure aux avoirs cumulés des Livrets A et des Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) à la même date, rémunérés pour leur part à 3% net.

Les premières données disponibles indiquent ainsi "une reprise du mouvement de décollecte sur les dépôts à vue" entre octobre et décembre, précise la banque centrale, avec 17,2 milliards d'euros en moins. Disponibles à tout moment, les dépôts dits "à vue" garnissent les comptes bancaires classiques.

Le phénomène de retrait s'explique principalement par deux facteurs : les dépenses des ménages, accélérées par l'inflation et la période de fin d'année propice aux dépenses, et la concurrence de placements aux taux plus intéressants comme l'épargne réglementée (Livrets A, LDDS...) et les comptes à terme (comptes bloqués pendant une période déterminée offrant un rendement fixe défini au départ).

Ces deux familles de placement ont respectivement crû de 12,8 milliards d'euros et de 11,1 milliards d'euros au quatrième trimestre 2023. Le patrimoine financier des Français s'élève à 6 000 milliards d'euros à fin septembre, selon les dernières données disponibles de la Banque de France.

Cette somme gigantesque, difficile à se représenter, est deux fois supérieure à la dette publique et plus de deux fois supérieure à l'ensemble de la capitalisation boursière des entreprises du CAC40.

L'assurance vie reste le premier placement en valeur, devant les actions non cotées et autres participations (associées à une activité d'entrepreneur individuel ou via des placements) et l'épargne réglementée dans son ensemble.

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Vos réactions

Portrait de Koikilencoute
18/février/2024 - 08h09

6.000 milliards... Quand l'État sera en défaut de paiement, le FMI saura où piocher

Portrait de kuwabara
17/février/2024 - 21h31

6000 milliards qui appartiennent au francais , mais macron et ses copains ils croient que c est a eux , pour ca qui croient qui ont argent illimité