
Le Vatican s'est opposé via son média officiel à l'inscription dans la Constitution française de la « liberté garantie » pour les femmes d'avoir recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui doit être débattue au Sénat.
« Comment est-il possible de juxtaposer dans la charte fondamentale d'un Etat le droit qui protège la personne et celui qui sanctionne sa mort ? », écrit Massimiliano Menichetti, responsable des titres Radio Vatican et Vatican News.
Si le Saint-Siège n'a pas officiellement commenté le processus en cours en France, cet article a valeur de prise de position officieuse du Vatican alors que l'Eglise catholique est fermement opposée à l'avortement.
Fin janvier, l'Assemblée nationale française a adopté à une écrasante majorité cette réforme constitutionnelle avant son arrivée le 28 février au Sénat, où la formulation choisie suscite beaucoup plus de réticences.
Néanmoins, selon les sondages, huit Français sur dix soutiennent la promesse du président Emmanuel Macron.
Lors de sa visite à Marseille (sud) en septembre, le pape François avait déploré le sort des « enfants à naître, rejetés au nom d'un faux droit au progrès, qui est au contraire une régression de l'individu ».
« C'est un message fort d'espoir, de lumière et d'engagement que François a délivré en France. Pourtant, fin janvier, l'Assemblée nationale à Paris a approuvé l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution », regrette Vatican News.
Reprenant les mots du pape, le média dénonce « le drame du rejet de la vie humaine qui prend différentes formes, de la vie rejetée des migrants à celle des enfants à naître ».
En octobre, la Conférence des évêques de France (CEF) avait martelé son « inquiétude à l'idée que la liberté d'avorter puisse être inscrite dans la Constitution ».
Vos réactions
Avec l'église, on invente l'exorcisme à l'envers : quand le diable demande au prêtre de sortir de l'enfant.
Quand on sait que le Vatican a expressément demandé à des bonnes sœurs violées par des prêtres d'avorter en cachette pour ne pas éclabousser l'institution, on mesure le degré d'hypocrisie du Saint-Siège...
Et ce sont ces pédophilies qui osent vouloir nous dire ce qui est bien !!!
On doit rêver.
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