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Argentine : Le gouvernement ultralibéral du président Javier Milei annonce un audit des principaux médias publics afin d'évaluer un plan "de réajustement et d'action"

Le gouvernement ultralibéral du président Javier Milei a annoncé un audit des principaux médias publics argentins -radio, télévision, agence-, afin d'évaluer un plan de "reformulation, de réajustement et d'action", même si d'éventuelles privatisations ne sont "pas encore décidées".

Le gouvernement a publié par décret la nomination de deux auditeurs, dont l'avocat Diego Martin Chaher, ancien administrateur du groupe multimedia Grupo America, qui prennent de facto la main sur une demi-douzaine de médias dont l'agence Telam, Radio y Television Argentina, le portail éducatif Educ.ar.

Les deux auditeurs, nommés pour un an éventuellement renouvelable, auront conjointement "les facultés que les statuts des entreprises en question confèrent au conseil d'administration et à son président", indique le décret. Ils auront pour mission d'"élaborer un plan de reformulation, réajustement et d'action", d'"évaluer, modifier le statut du personnel de l'organisme", ainsi que de susciter des changements "dans le régime d'administration des fonds, en augmentant, ou réduisant des pans budgétaires".

Les médias publics ont été dans le viseur du candidat puis du président Milei, qui a qualifié certains d'entre eux de "mécanismes de propagande", citant en particulier la télévision publique, au contenu selon lui "à 75% négatif" contre lui, pendant la campagne. La radio-télévision publique (environ 2.300 employés) et l'agence Telam (800) figuraient dans une liste de 41 entreprises à privatiser dans le vaste projet de réformes dérégulatrices dit "Loi Omnibus", en cours d'examen au Parlement. Cette liste a néanmoins été réduite, et reste sujette à négociation, lors du débat des jours prochains sur le détail des articles.

Interrogé la semaine dernière sur le devenir, privatisation ou pas, des médias publics et de leur personnel, le porte-parole de la présidence Manuel Adorni a assuré que "ce n'est pas encore décidé" et que la réorganisation voulue des entreprises publiques "pendra beaucoup de temps". Concernant le personnel, il a indiqué que s'agissant des administrations comme des médias publics, "ceux qui font du bon travail n'ont pas à s'inquiéter".

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