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Un Français d’origine iranienne condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir tenté, en septembre dernier, d’incendier le consulat d’Iran à Paris

Un tribunal parisien a condamné mardi un Français d’origine iranienne à huit mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir tenté, en septembre, d’incendier le consulat d’Iran à Paris en signe de protestation contre le sort fait aux femmes arrêtées en Iran. Jugé devant le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien prothésiste et orthésiste, né à Téhéran, a de nouveau assumé son geste qu’il a justifié par son opposition au gouvernement de la République islamique d’Iran.

Cet homme de 60 ans était poursuivi pour dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes. Il a été condamné à huit mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans, suivant les réquisitions du parquet. Cette peine est assortie d’une interdiction de paraître dans le XVIe arrondissement de Paris (où se situe le consulat), de porter ou de détenir une arme pendant cinq ans et de l’obligation d’indemniser les victimes.

Le 9 septembre, vers 07H00 du matin, cet habitué des manifestations pacifiques en faveur du droit des femmes en Iran, avait mis le feu à trois pneus de voiture au niveau de l’entrée arrière du consulat de la République islamique d’Iran à Paris. Les enregistrements des caméras de vidéosurveillance avaient facilité, dès le lendemain, son arrestation.

Lors d’une première audience devant la justice, le 12 septembre, il avait expliqué vouloir, par son « acte illégal », « montrer aux Iraniens et aux Iraniennes vivant au pays que nous, nous sommes avec eux, surtout avec les femmes ». « Je ne peux plus accepter que des femmes et des jeunes filles soient arrêtées, fouettées et violées », a-t-il ajouté mardi, précisant une nouvelle fois avoir agi seul, en son « âme et conscience ». « Ce n’est pas une ambassade, mais un centre dictatorial », a-t-il lancé.

Mardi, la défense a plaidé la relaxe, les actions militantes faisant, selon Me Louise Hennon, « partie de la liberté d’expression, et ce quand bien même elles auraient entraîné une action délictuelle ». La décision sur le montant des dommages matériels, estimés à plus de 50.000 euros, a quant à elle été renvoyée à novembre 2024.

 

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