09/10 12:44

Corse - Le Front de libération nationale corse (FLNC) revendique une série d'explosions visant des habitations qui s'est déroulée cette nuit: "Nous n'avons pas de destin commun avec la France"

12h42: Le FLNC a revendiqué lundi la vingtaine d’explosions contre des bâtiments à travers l’île dans la nuit de dimanche à lundi, assurant ne pas avoir « de destin commun avec la France », dans un communiqué transmis au quotidien Corse-Matin.

« A Francia Fora » (« la France dehors », NDLR), insiste ce texte de quatre lignes signé par le Front de libération nationale corse, quelques heures à peine après les explosions qui ont visé des résidences secondaires, un centre des impôts désaffecté ou encore des villas en construction.

Ce communiqué se termine par les slogans respectifs, en langue corse, du FLNC - Union des combattants et du FLNC 22 octobre, deux mouvements clandestins autrefois rivaux qui avaient déposé les armes au milieu des années 2010 et sont aujourd’hui réunis sous la même bannière du FLNC.

Dans un communiqué début août, dans lequel il revendiquait 16 attentats dont 11 en 2023 et cinq en 2022 et 2021, le FLNC avait appelé à la création d’une « plateforme de résistance patriotique » face à « une colonisation de peuplement disproportionnée » et un « processus de destruction du peuple corse ». « Aucun accord entre la Corse et la France ne pourra être qualifié d’historique tant qu’il n’entérinera pas la reconnaissance des droits du peuple corse sur sa terre », poursuivait le texte.

Pour illustrer cette « résistance patriotique »’, le mouvement clandestin évoquait l’agent immobilier qui « mettra le dossier d’un patriote sur le dessus de la pile », les « employeurs qui privilégieront un candidat corse », le Corse qui « préférera vendre sa terre à un jeune couple de son village » ou ceux qui « s’emploieront à trouver une autre source de revenus plutôt que de louer leur bien via Airbnb de manière frénétique et exagérée ».

Dans ce texte, le groupe clandestin menaçait également « les Corses complices », qui « devront rendre des comptes » pour « avoir vendu leur terre et donc leur âme, aux plus offrants ».

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07h55: Cette nuit entre 22h et deux heures dans la nuit , seize attentats ont été perpétrés à Bastelicaccia, Ajaccio, Vico, Alata, Erbalonga, Santa Reparata di Balagna, ou encore Lucciana. La plupart des explosions ont visé des maisons en construction, sans faire de victime. À Ajaccio, rue du Dr del Pellegrino, c'est l'ancien centre des impôts qui a été visé vers 23h30.

La Corse connaît depuis près de deux ans une recrudescence d’incendies criminels et d’explosions visant principalement des résidences secondaires, le plus souvent assortis de tags nationalistes.

Ces explosions ont été revendiquées, certaines par le Front de libération nationale corse (FLNC), d’autre part le mouvement GCC (Ghjuventù Clandestina Corsa), un mouvement clandestin de jeunesse corse.

Selon une source judiciaire en août, 50 enquêtes « en lien avec des incendies criminels ou faits de destruction de diverses natures » en Corse ont été ouvertes par le Parquet national antiterroriste depuis le début de l’année

La dernière « nuit bleue » de ce genre remonte à la nuit du 9 au 10 mars 2019, des faits pour lesquels les deux principaux prévenus ont été condamnés à six ans de prison ferme en avril 2022 par le tribunal judiciaire de Paris.

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Vos réactions

Portrait de bruno.13
9/octobre/2023 - 23h22

Mais on les retient pas qu'ils se barrent ! Donnons leur leur indépendance et qu'ils se debrouillent sans notre soutien financier 

Portrait de MICMAH458
9/octobre/2023 - 08h58

Et macron qui perd son temps à vouloir discuter des conditions de la demande d'autonomie des corses.  Au vu des moyens qu'ils utilisent régulièrement, c'est plutôt l'indépendance nette et définitive qu'il faut leur imposer, et bastia (euh, pardon, basta).

Portrait de COLIN33
9/octobre/2023 - 08h12 - depuis l'application mobile

je croyais que depuis la récente visite de Macron et Darmanin tout était réglé