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Une baisse des prix alimentaires est difficile à entrevoir avant au plus tôt mars 2024 et la fin des prochaines négociations avec les industriels si le gouvernement ne pousse pas ces derniers à renégocier d'ici là

Une baisse des prix alimentaires est difficile à entrevoir avant au plus tôt mars 2024 et la fin des prochaines négociations avec les industriels si le gouvernement ne pousse pas ces derniers à renégocier d'ici là, ont plaidé les distributeurs lors d'une réunion à Bercy.

"On a demandé à pouvoir renégocier vraiment et le plus vite possible" pour répercuter dans les rayons des supermarchés la baisse des coûts de production de nombreuses denrées, a expliqué à l'AFP le délégué général de la fédération patronale de la grande distribution (FCD), Jacques Creyssel, à l'issue de cette réunion avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la ministre déléguée notamment au Commerce Olivia Grégoire.

Le gouvernement recevra les industriels qui approvisionnent les supermarchés jeudi.

"L'enjeu est de faire en sorte que les grands industriels, notamment étrangers, veuillent bien enclencher les renégociations pour ne pas attendre mars prochain", a encore martelé Jacques Creyssel. "Cela peut passer par la loi ou par un accord avec un engagement de la part des industriels, comme notre secteur l'avait fait l'an dernier" quand les coûts de production étaient cette fois orientés très à la hausse.

Sans cela, "on espère pour mars" une baisse des prix des produits alimentaires en magasin, avait précédemment déclaré sur RTL le patron du groupement Intermarché Thierry Cotillard.

"Le grand rendez-vous, c'est mars prochain, en attendant on prend nos responsabilités", a abondé sur Radio Classique le président de Système U, Dominique Schelcher, soulignant que d'ici-là "sur les grandes marques, rien ne va bouger".

"La difficulté de ce sujet, c'est que nous négocions une fois par an pour des prix qui s'appliquent tout le reste de l'année", a souligné Dominique Schelcher dénonçant un "système qui nous enferme et derrière lequel les industriels (...) se réfugient".

Chaque année, les supermarchés et leurs fournisseurs de l'agro-industrie négocient de décembre jusqu'au 1er mars les conditions de vente d'une large partie des produits vendus tout le reste de l'année en grandes surfaces.

Lors du dernier épisode conclu en mars dernier, le prix moyen payé par les supermarchés aux industriels s'est apprécié de 9%. Mais le prix d'un certain nombre de matières premières a décru depuis et le gouvernement a appelé les différentes parties à se remettre autour de la table des négociations.

Mais "sur 75 multinationales, une dizaine seulement avait répondu à l'appel de Bruno Le Maire" de baisser les prix, a déclaré mercredi dans un message à l'AFP le directeur exécutif achat et marketing de Lidl France Michel Biero. Il a estimé que la réunion avec Bercy a "été très positive et annonciatrice de mesures concrètes".

Le PDG de Carrefour Alexandre Bompard, également nouveau président de la FCD, avait aussi expliqué mardi demander "un moratoire" sur l'application de la loi Descrozaille, qui encadre les promotions des produits de soin et d'hygiène et doit entrer en vigueur en mars 2024, et fustigé par la distribution comme une loi inflationniste "dans un moment où on demande des baisses de prix", a encore souligné Jacques Creyssel.

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Vos réactions

Portrait de Lotus14
30/août/2023 - 17h30

La France qui était un pays où il faisait bon vivre !!!!!

 

Portrait de bibiloute
30/août/2023 - 17h09

C'est bizarre quand même, quand y'a une augmentation, ils attendent pas mars prochain de l'année suivante...