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Face à la généralisation de l'air conditionné pour faire face au réchauffement climatique, l'industrie et la recherche travaillent à rendre les appareils moins gourmands en électricité

Face à la généralisation de l'air conditionné pour faire face au réchauffement climatique, l'industrie et la recherche travaillent à rendre les appareils moins gourmands en électricité et à se passer des gaz réfrigérants ultra-nocifs pour l'environnement. L'innovation se fait sur trois fronts, le plus évident étant les besoins en énergie, qui constituent pour les climatiseurs aux Etats-Unis 6% de toute l'électricité produite dans le pays.

Plusieurs améliorations techniques, notamment la technologie dite "inverter" qui permet de moduler la vitesse du moteur, ont déjà permis de réduire de moitié la consommation moyenne d'électricité des climatiseurs depuis 1990, selon le ministère américain de l'Energie.

Parmi les autres nouveautés, le système dit d'aération à la demande qui utilise des capteurs pour déterminer le nombre de personnes dans un bâtiment et ajuster les flux d'air. Le deuxième défi du secteur consiste à trouver des substituts aux gaz réfrigérants qui équipent encore l'essentiel du parc, évalué à près de deux milliards d'unités par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Bien qu'enfermés dans les appareils, ces gaz peuvent s'échapper en cas de fissures ou de non-recyclage du climatiseur. Durant des décennies, les climatiseurs utilisaient quasi uniquement des gaz chlorofluorocarbonés (CFC) ou hydrochlorofluorocarbonés (HCFC), dont le potentiel de réchauffement climatique est jusqu'à 10.000 fois celui du CO2 à poids équivalent. Ces deux gaz ont été interdits par le protocole de Montréal, en 1987. Leurs successeurs, les hydrofluorocarbones (HFC), ont fait l'objet d'un amendement au protocole, en 2016, et doivent disparaître d'ici 2050.

Les sites industriels ont déjà recours à d'autres gaz, comme l'ammoniac, qui ne contribue pas à l'effet de serre, ainsi qu'aux hydrocarbures, principalement le propane, dont les émissions sont moindres que le méthane. "Dans certains pays, le R-290 (propane) commence à être utilisé" pour les climatiseurs individuels, explique Ankit Kalanki, du Rocky Mountain Institute. Mais ce gaz étant lui aussi inflammable, à la différence du HFC, les quantités utilisables sont limitées par la réglementation et des mesures de sûreté supplémentaires doivent être prises.

De ce fait, "leur utilisation est encore très marginale", selon l'ingénieur, car "ce niveau de sophistication fait monter le prix". Or, "le marché de l'air conditionné résidentiel a tendance à aller d'abord chercher les prix les plus bas, et l'efficacité ensuite", détaille Ankit Kalanki. Autre piste: la jeune société Pascal, créée cette année à Cambridge (Massachusetts), travaille à la création d'un mécanisme centré sur des réfrigérants qui ne quittent jamais l'état solide et évitent ainsi toute émission.

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Vos réactions

Portrait de Constrictor
6/août/2023 - 01h52
Amandecroquante a écrit :

Aucun intérêt 

consommation énergétique inutile

c’est juste un confort inutile . L’humain s’adapte 

C'est surtout le fait que, outre leurs consommation d'électricité, les clims produisent plus de chaleur qu'elles produisent de froid.

Mais aller expliquer la thermodynamique à des ignares s'avère très compliqué ici.

Portrait de Amandecroquante
5/août/2023 - 21h15
SARKOZY 2027 a écrit :

Sanctionner les clims ?

Pourquoi ?

Aucun intérêt 

consommation énergétique inutile

c’est juste un confort inutile . L’humain s’adapte 

Portrait de Amandecroquante
5/août/2023 - 18h25

Il faudrait commencer par sanctionner les clims, plutôt que les voitures