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Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Paris à la marche des fiertés LGBT+, malgré l'absence de chars et de musique comme le veut pourtant la tradition - Vidéo

Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Paris à la marche des fiertés LGBT+, placée cette année sous le signe des 10 ans du mariage pour tous. La préfecture de police a compté 56.000 participants à la marche des fiertés. Une foule dense avait commencé à se rassembler sur la place de la Nation dès la mi-journée, au son des percussions et entre les nombreux stands de drapeaux arc-en-ciel, le signe de ralliement de la manifestation.

Cette «pride» parisienne a pris forme derrière l'unique camion présent, portant la bannière «Depuis dix ans, mariage pour tous, depuis toujours, violences pour tous». Elisa Koubi, co-présidente de l'Inter-LGBT, qui organisait le défilé, avait expliqué en amont que «le mariage pour tous a mis fin à une inégalité mais n'a pas rendu l'ensemble des LGBT+ en France égaux et sereins».

Dans le public, qui comptait de très nombreux jeunes, Julie, 17 ans, justifiait sa première participation par «le besoin de soutenir la cause (...) pour le droit d'être soi-même». Se présentant elle aussi comme «omnisexuelle avec une préférence masculine», son amie Flavia, 17 ans, expliquait avoir été «soumise à du harcèlement au collège» par des élèves à cause d'une prétendue orientation homosexuelle.

Le défilé a démarré en début d'après-midi, dans un concert de percussions et une variété étourdissante de tenues, allant du simple slip de bain d'un membre du club de rugby LGBT-friendly «Les coqs festifs», aux costumes de carnaval de la communauté afro-caribéenne.

Conçue dans une logique d'«éco-responsabilité», la manifestation comptait un petit train électrique, et surtout une noria de vélos-cargos et autres tuk-tuks permettant de charrier banderoles et enceintes pour la musique.

D'autres marches des fiertés se tenaient également samedi, dont une à Dijon qui a réuni 2.000 à 2.500 personnes, selon le préfet de Côte d'Or, Franck Robine, qui a «dénoncé» dans un communiqué des «

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