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La SNCF veut doubler d'ici 2030 le nombre de passagers de son TGV à bas coûts Ouigo, avec davantage de rames rénovées et de nouvelles destinations en France et ailleurs en Europe

La SNCF veut doubler d'ici 2030 le nombre de passagers de son TGV à bas coûts Ouigo, avec davantage de rames rénovées et de nouvelles destinations en France et ailleurs en Europe, a indiqué SNCF Voyageurs.

"Notre objectif est de continuer à développer Ouigo", a déclaré à des journalistes le directeur de TGV-Intercités, Alain Krakovitch, à l'occasion des dix ans de ce train lancé en avril 2013 entre Marne-la-Vallée, Marseille et Montpellier.

"On veut doubler le nombre de voyageurs qui prennent des trains low-cost SNCF Ouigo d'ici 2030", de 24 à 50 millions, sur un nombre de passagers des trains à grande vitesse qui passerait de 140 à 230 millions, a-t-il précisé.

Ces chiffres comprennent les liaisons en Europe, notamment l'Espagne où Ouigo s'est lancé en 2021.

TGV-Intercités -une direction de SNCF Voyageurs- entend pour ce faire agrandir le parc dédié à ce TGV à bas coûts, qui doit passer de 28 à 50 rames à la faveur de la rénovation "à mi-vie", c'est-à-dire après quinze à vingt ans de service, de TGV classiques. Les Ouigo les plus anciens vont être parallèlement rafraîchis et mis aux nouvelles normes.

M. Krakovitch promet d'ailleurs "plus de confort", avec des sièges améliorés, des prises partout, un "espace de convivialité", etc. Les rames nouvelle formule auront plus de sièges et accueilleront des vélos.

Le patron des TGV entend lancer de nouvelles destinations en France et en Europe, mais il n'a rien dévoilé mercredi.

Le directeur général de Ouigo Jérôme Laffon se félicite d'ores et déjà du "carton plein" rencontré par les dernières lignes ouvertes par le train bleu et rose de la SNCF: Brest, La Rochelle et tout récemment Perpignan.

La moitié des voyageurs Ouigo paient moins de 25 euros leur billet (enfants compris), seuls 15% paient plus de 50 euros et le prix maximum a été baissé de 115 à 99 euros, a-t-il remarqué.

Le TGV low-cost de la SNCF est rentable, dans la mesure où ses gains permettent de couvrir les investissements, a ajouté M. Laffon. Il permet, selon lui, d'"occuper le marché" face à la concurrence et de gagner de nouveaux publics, en faisant "grossir le gâteau de la mobilité".

Le "Ouigo Train Classique", un train Corail rose lancé en avril 2022 sur Paris-Lyon et Paris-Nantes, est parallèlement jugé "très satisfaisant". Mais il est "encore trop tôt pour dire" s'il sera pérennisé car la période d'essai de deux ans n'est pas finie, a noté le responsable.

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Vos réactions

Portrait de Arthur 3000
7/mai/2023 - 21h51
bernard_59 a écrit :

Qui d'autres qu'à part nous, voudrait de la SNCF comme opérateur ferroviaire?!

Ils brillent par les grèves et les retards !

La pire entreprise de France !

Compare la durée d'un trajet ICE allemand sur LGV à celle d'un trajet en TGV français équivalent, et on en reparle.

Portrait de Arthur 3000
7/mai/2023 - 21h49
Soulejack a écrit :

Marseille-Madrid en avion,c'est moins cher qu'en train ,même en payant le parking auto.8h20 en tgv et 2h en avion.

2 heures + les trajets jusqu'aux aéroports dont certains sont peut-être éloignés (low cost) en fonction de là où on habite + la sécurité (entre 30 mn et deux heures en fonction de l'aéroport) + l'embarquement 30 mn avant + la marge de sécurité (on prend un train à la dernière seconde, pas un avion) + la dépose bagage éventuelle + l'attente livraison bagage éventuelle, etc.

Même si on ajoute les trajets domicile + gare + le filtre de sécurité des bagages au départ de la gare de Madrid, on est très très loin des deux heures en avion.