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KFC France promet que d'ici 2026, 100% de son approvisionnement en poulet sera issu d'élevages et d'abattoirs respectant les critères défendus par les ONG qui ne sont pourtant pas convaincues !

KFC France promet que "d'ici 2026", 100% de son approvisionnement en poulet sera issu d'élevages et d'abattoirs respectant les critères du "Better Chicken Commitment", un socle de critères défendu par les ONG de protection animale: moindre densité des élevages, meilleur environnement, absence de cages, abattage moins cruel...

Mais KFC ne s'est "pas engagé à inclure une part minimale de plein air dans ses approvisionnements", déplore l'association de protection des animaux d'élevage Welfarm.

Celle-ci s'est réjouie de voir le Jury de déontologie publicitaire, le 13 mars, s'alarmer d'une publicité de l'enseigne pour la "Crispy Box" de KFC mettant en scène "un poulet effectuant des rebonds sur le ventre d'une vache (...) dans un cadre bucolique", alors que les volailles "sont élevées en bâtiments en claustration permanente", relève Welfarm.

Cette publicité "est de nature à induire le public en erreur sur la réalité des conditions d'élevage des poulets utilisés par KFC", a estimé le Jury.

Mais dans la réalité, l'amélioration du bien-être des poulets est-elle en route? Alors que la Commission européenne doit réviser bientôt sa législation sur le bien-être animal, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a notamment recommandé de réduire la densité de poulets dans les élevages, estimant qu'une densité supérieure à 11 kg par mètre carré leur était préjudiciable.

La limite pour les poulets d'entrée de gamme est actuellement de 33 kg au m2 (soit environ 17 poulets au m2) et jusqu'à 42 kg sur dérogation.

Ces préconisations, jugées minimales par les ONG de protection animale qui attendent un durcissement de la réglementation européenne, sont rejetées par les organisations agricoles européennes (Copa-Cogeca, AVEC...), qui alertent sur un risque de "disparition de la majeure partie du secteur avicole européen, viande et œufs confondus", dans un contexte de vive concurrence entre pays producteurs.

Car aux dires des professionnels français de la volaille réunis dans l'Anvol, la filière est "submergée par les importations": la moitié du poulet consommé en France — qui compte 14.000 élevages —, est désormais importée, contre un quart en 2000.

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