08/04/2023 10:16

Le maire et président de la métropole de Saint-Etienne, l'ex-LR Gaël Perdriau, a renouvelé ses protestations d'innocence après sa mise en examen pour "chantage" pour une sexe tape

Le maire et président de la métropole de Saint-Etienne, l'ex-LR Gaël Perdriau, a renouvelé ses protestations d'innocence au lendemain de sa mise en examen pour "chantage" pour une vidéo intime compromettant son ancien adjoint centriste.

"J'apporterai la preuve de mon innocence", a-t-il affirmé dans un communiqué, alors que sa mise en examen a relancé les appels à sa démission. Cette semaine, l'élu de 50 ans a passé une quarantaine d'heures en garde à vue, en même temps que trois autres protagonistes du scandale qui agite Saint-Etienne depuis sept mois: son ancien directeur de cabinet Pierre Gauttieri, son ancien adjoint Samy Kéfi-Jérôme et l'ex-compagnon de ce dernier, Gilles Rossary-Lenglet, qui avait confessé un "barbouzage de moeurs" à Mediapart, fin août 2022.

"J'attendais la possibilité de m'exprimer devant la justice. Ce fut certes un moment éprouvant mais il m'a permis de donner tous les éléments en ma connaissance", dit le maire dans son communiqué.

Le chantage concerne l'usage d'une sex-tape tournée en janvier 2015 dans laquelle on peut voir le centriste Gilles Artigues, son rival politique, se faire masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. M. Rossary-Lenglet avait affirmé avoir monté cette opération à la demande du maire et de son entourage dans le but de neutraliser l'élu centriste.

"On me reproche d'avoir fait des références à l'existence de la vidéo litigieuse devant Gilles Artigues pour m'assurer de sa +loyauté politique+. C'est faux", a protesté M. Perdriau dans son communiqué.

M. Perdriau n'a jamais cessé de clamer son innocence face aux accusations de son ancien adjoint centriste, et a répété plusieurs fois qu'il ne démissionnerait pas, même en cas de mise en examen. Il s'est toutefois mis "en retrait" de ses fonctions à la tête de la municipalité et la métropole.

Jeudi, M. Rossary-Lenglet a été mis en examen pour "complicité de chantage avec mise à exécution de la menace, recel de bien obtenu à l'aide d'un détournement de fonds, utilisation, conservation ou divulgation d'un document ou enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenu par une atteinte à l'intimité de la vie privée", selon un communiqué du parquet.

Son ex-compagnon qui siégeait au conseil municipal et l'ex-chef de cabinet du maire sont suspectés d'avoir joué un rôle actif dans l'affaire. Ils sont mis en examen pour les mêmes chefs ainsi que celui de "chantage avec mise à exécution de la menace".

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de dzeus
9/avril/2023 - 00h36

il est innocent, c'est une évidence. tellement evident que les juges l'ont mis en examen mais juste pour tester son innocence.

Portrait de Greg1928
8/avril/2023 - 14h34

Il s'accroche à son poste de Maire comme une moule peut le faire sur un rocher. Il n'est pas près d'exaucer le voeux des Stéphanois de le voir partir.smiley

Portrait de Capri
8/avril/2023 - 12h04

Tous les protagonistes directs servaient une ambition, celle du maire, d’écarter un rival. Difficile de penser que ce maire n’ait pas été au courant de la machination, voire ne l’ait imaginée et validée ! De toutes façons, vis à vis de la population locale, il est grillé.