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Les violences intrafamiliales physiques ou sexuelles commises entre membres d'une même famille, hors conjoint ou ex-conjoint, ont augmenté de 16% en 2021 par rapport à 2020, selon une étude

Les violences intrafamiliales physiques ou sexuelles commises entre membres d'une même famille, hors conjoint ou ex-conjoint, ont augmenté de 16% en 2021 par rapport à 2020, selon une étude publiée par le ministère de l'Intérieur. Si l'année 2020 avait été marquée par l'épidémie de Covid-19, les chiffres de l'année 2021 poursuivent la même progression du nombre de victimes signalées depuis 2016, avec même une accélération concernant les violences sexuelles.

Au total, 64.300 victimes de violences intrafamiliales non conjugales, dont 47.900 pour des violences physiques et 16.400 pour des violences sexuelles, ont été recensées par la police et la gendarmerie en 2021, selon le service statistiques de Beauvau. Dans le détail, la hausse du nombre de victimes est portée par les signalements pour violences sexuelles (+26%), devant les violences physiques (+13%), «dans un contexte de libération de la parole et d'amélioration de l'accueil des victimes par les services», selon l'étude.

«La part des victimes dénonçant des faits anciens (...) augmente régulièrement», ajoute le rapport. Ainsi, de nombreux faits enregistrés en 2021 par les forces de l'ordre concernent souvent des abus commis plusieurs années auparavant. Pour les faits de violences sexuelles intrafamiliales enregistrées et commises en 2021, la hausse est de 7%. Concernant les victimes, toutes violences confondues, près de quatre sur cinq (79%) sont mineures et une très large moitié (59%) sont des femmes.

Sur près de 50.000 auteurs recensés, les trois quarts (76%) sont des hommes, surtout s'il s'agit de violences sexuelles (94%). «La majorité des victimes de violences intrafamiliales non conjugales ne signalent pas aux services de sécurité les faits qu'elles ont subis», rappelle le ministère de l'Intérieur. Ainsi, selon l'enquête de victimation dite «Genese», en 2020, seules un tiers des victimes majeures ont déclaré ces violences à la police ou la gendarmerie.

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