01/02/2023 16:28

L'enquête sur Julien Bayou diligentée par la cellule sur les violences sexuelles d'EELV est désormais close, faute d'avoir pu être "menée à bien", annonce le parti

La cellule d'Europe Ecologie-Les Verts dédiée aux violences sexistes et sexuelles a "décidé de clore le dossier" du député Julien Bayou, accusé par une ex-compagne de violences psychologiques, faute d'avoir pu "mener à bien son enquête", a annoncé le parti. "L'audition initiale" de l'ex-compagne, "point de départ de l'investigation, n'a pas pu avoir lieu" et "personne d'autre n'a saisi la cellule au sujet de Julien Bayou", justifie EELV dans un communiqué.

En septembre dernier, le député a dû se mettre en retrait de ses postes de secrétaire national d'EELV et de co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale le temps de cette instruction en interne.

L'affaire avait provoqué une déflagration en interne à quelques semaines du congrès, puisque les accusations de l'ex-compagne avaient été dévoilées en direct à la télévision par Sandrine Rousseau, figure controversée porteuse d'une ligne stratégique adverse au sein du parti.

Appuyé par certains cadres, Julien Bayou avait contre-attaqué en accusant la finaliste de la primaire écologiste pour la présidentielle d'être "allée trop loin", appelant à ne "pas confondre féminisme et maccarthysme". "Il n’y a pas d’affaire Bayou. Il n’y a pas d'accusation. Il n'y a pas de fait sous-tendant les anathèmes que j'ai pu entendre", avait insisté le député de Paris.

Et il avait réclamé de pouvoir s'expliquer devant la cellule, en vain puisque la procédure impliquait d'abord d'auditionner son ex-compagne. Certains réseaux féministes avaient de leur côté soutenu Sandrine Rousseau.

Cette affaire avait éclaté juste après celle concernant Adrien Quatennens, député de La France insoumise, condamné depuis à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales par le tribunal correctionnel de Lille. La concomittance de ces deux cas avait ravivé le débat sur les violences sexuelles et sexistes en politique, notamment sur la différence entre procédure judiciaire et procédure interne aux partis.

Les partis de gauche, qui prônent l'exemplarité en plus d'un casier judiciaire vierge en ces matières, se dotent progressivement tous de cellules contre les violences sexuelles et sexistes.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de COLIN33
2/février/2023 - 08h36 - depuis l'application mobile

Il peut dire merci a sa collègue S.Rousseau ! ou lui foutre un poing sur la gueule ?

Portrait de KERCLAUDE
2/février/2023 - 07h51

Une cellule d'enquête judiciaire au sein d'un parti écolo, une crainte ou une évolution.

Portrait de stbx00
1/février/2023 - 22h23

Malheureusement comme souvent dans ces cas là, la mise en accusation publique est toujours plus médiatique que le fait d'être ensuite disculpé...