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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ne peut pas dire s’il sera nécessaire de recourir en appoint à l’armée pour sécuriser les JO de Paris

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ne peut pas dire s’il sera nécessaire de recourir en appoint à l’armée pour sécuriser les JO de Paris et a pointé dans la nuit de mardi à mercredi au Sénat « le problème important » de l’hébergement de l’ensemble des forces de sécurité publiques et privées.

Interpellé au cours du débat sur le projet de loi olympique par le sénateur centriste Laurent Lafon sur le fait de savoir « quand le scénario du recours à l’armée sera officiellement annoncé » pour supplanter une insuffisance d’agents de sécurité privée, hypothèse qui circule largement en coulisses depuis plusieurs semaines, M. Darmanin a expliqué qu’il faudrait attendre « février ou mars » pour en savoir plus.

« Si à la fin des fins des fins des fins, il manque un certain nombre de personnes, nous regarderons ce que nous pourrons faire. Mais nous pensons qu’un grand pays comme la France est capable de répondre à cet enjeu de sécurité privée », a-t-il assuré. « Au début du mois prochain on en saura plus » car le comité d’organisation des JO (Cojo) va commencer « à dépouiller » les appels d’offres lancés auprès des entreprises.

Sur les 22.000 agents nécessaires pour sécuriser les sites de compétition, responsabilité du Cojo, « on en a 11.000 à 12.000 qui répondent aux critères, on a bien avancé ». « Il y a aussi le prix que va mettre le Cojo », a-t-il encore dit.

Interrogé sur ce sujet à l’occasion d’une conférence de presse mercredi au comité d’organisation des JO, le directeur général du Cojo Etienne Thobois a précisé qu’ils étaient en train de « décortiquer les réponses » du premier appel d’offre (qui porte sur 37% des lots) et de les « partager avec les pouvoirs publics ». Il a précisé que « certaines grandes entreprises n’avaient pas répondu ».

 

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