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Après les accusations de viols contre Sofiane Bennacer, l'acteur principal des "Amandiers", plusieurs salles de cinéma décident de déprogrammer le film de Valeria Bruni Tedeschi - Vidéo

Face à la polémique suscitée par les accusations de viols visant l'acteur Sofiane Bennacer, des exploitants de cinéma annoncent retirer le film "Amandiers" de leur affiche selon un article publié ce soir par Libération. Un geste qui pourrait marquer la fin de la carrière en salle du film réalisé par Valeria Bruni Tedeschi.

À La Roche-sur-Yon, le cinéma Le Concorde annonce que le film Les Amandiers de Valeria Bruni-Tedeschi est « déprogrammé ». Un choix en lien avec les accusations de viol à l’encontre de l’acteur principal, Sofiane Bennacer annonce le quotidien ouest France. Selon Télérama, Laurent Callonnec, directeur et programmateur de l’Écran de Saint Denis, l’un des cinémas les plus dynamiques de la banlieue parisienne a pris la même décision dès hier.

« Un pur lynchage médiatique », a dénoncé Valeria Bruni Tedeschi, sa compagne, dans un communiqué, vendredi 25 novembre, qui assume avoir choisi ce jeune acteur tout en ayant eu vent de rumeurs à son sujet. « Mes producteurs ont exprimé des craintes et des réticences, mais je leur ai indiqué que ces rumeurs ne m’arrêtaient pas et que je ne pouvais pas envisager de faire le film sans lui. » Elle poursuit : « Pour ma part, j’avais depuis quelques mois appris à connaître Sofiane Bennacer dans le travail, notamment pendant la longue période de répétitions, et à être tout à fait confiante sur ses qualités humaines : lorsque l’on filme quelqu’un, on “voit” qui l’on a en face de soi. »

Vendredi, ans un long message, Carla Bruni s'en est vivement pris à "Libération", qui a fait sa dernière Une sur l'affaire Sofiane Bennacer, alors que l'acteur est mis en examen pour des faits de viols et violences. Selon le journal, qui explique dans son édition du jour avoir interrogé une trentaine de personnes dont une quinzaine de professionnels sur le tournage du film "Les Amandiers", réalisé par Valeria Bruni-Tedeschi, celui-ci s'est déroulé dans un climat "d'omerta".

Des accusations battues en brèche par le producteur. "L’un des fondements de notre démocratie est la présomption d’innocence. Sans la présomption d’innocence, toute justice est aléatoire, discutable, possiblement corrompue. Cela fait bien 40 ans que Libé nous donne des leçons de morale mais visiblement la présomption d’innocence lui est tout à fait étrangère", débute la chanteuse, soeur de Valeria Bruni-Tedeschi.

Et d'ajouter : "Condamner à la une d’un journal, de nos jours, c’est condamner tout court. C’est crucifier quelqu’un, sans même savoir ce qu’il en est vraiment. C’est bafouer l’un des fondements de nos démocraties. Je suis solidaire de toutes les femmes par principe, solidaire engagée et acharnée pour défendre toute victime et son combat, il y a eu tant d’abus, il y a tant eu tant d’impunité depuis tant de temps et les bourreaux ont si rarement été punis".

"Mais la féministe que je suis depuis toujours, veut dire aujourd’hui que l’on ne soulage pas la douleur des victimes en en créant des nouvelles victimes de manière sauvage et aléatoire et tout aussi injustement. Honte à toi Libération ! Lorsque l’on crucifie quelqu’un sur sa une sans savoir s’il est vraiment coupable on bafoue la démocratie. C’est tout le journalisme qui est remis en question, toute la valeur de l’information toute la valeur de la justice et de la vérité", poursuit Carla Bruni.

 

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Vos réactions

Portrait de El Padron
27/novembre/2022 - 10h52 - depuis l'application mobile

Donc n’importe qui accuse un mec de n’importe quoi et bien entendu le mec est forcément coupable. Honte aux médias. Coupable sur un bla bla. On finira mal

Portrait de Leon48Leon
27/novembre/2022 - 09h22 - depuis l'application mobile

Le vrai problème ne serait il pas la soeur et le beau-frère de la réalisatrice

Portrait de COLIN33
26/novembre/2022 - 19h38 - depuis l'application mobile

Honteux c'est au public de voir où pas ce film! encore une histoire dégueulasse....

Portrait de Vosegus
26/novembre/2022 - 18h34

Et si les exploitants tout comme Libération, laissaient se faire la justice et aux spectateurs le choix de boycotter le film ou non ?