06/11 13:02

Un homme de 21 ans a été condamné à 30 ans de réclusion par la cour d'assises pour le meurtre et l'agression sexuelle en juillet 2019 de Priscillia Gonzales, une jeune femme handicapée de 18 ans

Un homme de 21 ans a été condamné à 30 ans de réclusion  par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour le meurtre et l'agression sexuelle en juillet 2019 de Priscillia Gonzales, une jeune femme handicapée de 18 ans. Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2019, lors du bal des pompiers à Estagel, village viticole à 25 km de Perpignan, il avait entraîné dans le cimetière, tenté de violer Priscillia Gonzales avant de lui assener cinq coups de couteau. La jeune fille venait d'avoir 18 ans et souffrait d'une déficience mentale et d'un handicap moteur léger.

Elle avait été retrouvée le lendemain matin entre deux tombes, à moitié dénudée. Confondu par son ADN, l'accusé a reconnu les faits. Il s'est décrit lors du procès comme solitaire et violenté dans son enfance.

«La violence s'est emparée de moi», a-t-il dit froidement à la barre. Puis, en parlant de lui à la troisième personne : «le corps (ndlr: l'accusé) lui a sauté dessus, l'a déshabillée, l'a posée sur une tombe».

Le jeune homme a été reconnu coupable de «meurtre, tentative de viol et agression sexuelle sur personne vulnérable» et condamné à une peine de réclusion de 30 ans avec une période de sûreté des deux tiers, accompagnée d'un suivi socio-judiciaire de 20 ans et d'une injonction de soins.

L'avocate générale avait requis à son encontre la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, estimant que son «intention de tuer (était) indéniable».

Mais «les jurés ont malgré tout tenu compte du jeune âge» et de «l'enfance catastrophique» du jeune homme et ont décidé d'une peine en deçà, relève Me Pierre Alfort, avocat de l'accusé, qui salue une «décision juste» et «proportionnée».

«La famille est satisfaite parce qu'elle sait qu'il passera au moins 20 ans en prison», ont réagi Me Catherine Thibaut de Montauzon et Me Gérald Brivet-Galaup, avocats de la famille de la victime.

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Vos réactions

Portrait de Soulejack
6/novembre/2022 - 14h03

à la place des parents,j'aurais préfèré de le voir mort.