05/11/2022 14:31

L’écart "continue de se creuser" entre les fonds alloués pour réduire l’exposition des pays en développement aux impacts du réchauffement climatique et les besoins réels, alerte l’ONU

L’écart « continue de se creuser » entre les fonds alloués pour réduire l’exposition des pays en développement aux impacts du réchauffement climatique et les besoins réels, toujours plus importants, alerte l’ONU.

L’adaptation, c’est-à-dire les mesures pour réduire l’exposition et la vulnérabilité des pays et populations aux effets du changement climatique, est un point important de l’accord de Paris visant à limiter le réchauffement, qui insiste notamment sur les besoins d’aide en la matière des pays en développement, souvent les plus exposés.

Selon un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les besoins annuels pour l’adaptation sont désormais estimés entre 160 et 340 milliards de dollars d’ici à 2030 et entre 315 et 565 milliards d’ici 2050. Ces sommes ont été révisées à la hausse par rapport à une précédente estimation publiée il y a un an.

Les risques climatiques « augmentent », souligne le PNUE, rappelant la sécheresse actuelle dans la corne de l’Afrique ou les inondations en Asie. Les auteurs demandent « une volonté politique forte » en faveur de l’adaptation lors de la COP27 qui s’ouvre le 6 novembre à Charm el-Cheikh, en Egypte.

« Les flux financiers internationaux pour l’adaptation aux changements climatiques dirigés vers les pays en développement sont 5 à 10 fois inférieurs aux besoins estimés, et l’écart continue de se creuser », déplorent les Nations Unies.

Ces flux ont ainsi atteint seulement 29 milliards de dollars en 2020, selon les rapports des pays donateurs, soit une augmentation de 4% par rapport à 2019.

Les pays riches ont depuis 2009 promis 100 milliards d’aide annuelle - non seulement pour l’adaptation mais aussi pour l’atténuation, c’est-à-dire la réduction des émissions, qui continue de capter la majorité des financements. Mais il manque encore environ 17 milliards de dollars sur ce total.

 

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Vos réactions

Portrait de Vosegus
6/novembre/2022 - 01h36

On ne peut dissocier l'aide aux pays en développement sans aborder la maitrise de la gestion de leur politique familiale.  Que cette aide puisse être "climatique" ou économique voire les deux, doit être assujetti à une maitrise des naissances dans ces pays. Déjà en 2006 dans son livre «Le privilège des jonquilles» (Albin Michel):  Pascal Sevran écrivait "La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique". Même si cette formulation peut choquer, elle est pourtant partagée, dans une mesure géographiquement plus large , par des gens comme Emeric Caron et d'autres extrémistes qui prônent l'écologie punitive et décroissante. Les mêmes qui refusent toute politique de décroissance natale dans les pays en développement.  Vous avez dit bizarre ? Comme c'est bizarre.