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Deux-Sèvres : "Cette manifestation interdite relève de l'éco-terrorisme", fustige Gérald Darmanin - "Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des professionnels du désordre" - Vidéo

18h32: Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'exprime: "J'ai une pensée particulière pour les agriculteurs", a-t-il d'abord confié.
Et de préciser: "Plus de 1700 gendarmes ont maintenu l'ordre républicain" 

Avant de fustiger: "Cette manifestation interdite, je n'ai pas peur de le dire, relève de l'éco-terrorisme"

"Je regrette que Jean-Luc Mélenchon soit toujours du côté des professionnels du désordre", a-t-il poursuivi en réponse aux attaques du leader de la France Insoumise qui avait mis en cause la police.
Gérald Darmanin a également indiqué: "Nous avons empêcher cette ZAD de s'installer (...) Il est hors de question de voir se constituer une nouvelle Notre-Dame-des-Landes."

"Nous ne laisserons pas la contestation extrêmement violente l'emporter sur l'ordre républicain", promet le ministère de l'Intérieur. Il a évoqué Sandrine Rousseau et Jean-Luc Mélenchon "qui ont fait le choix de la radicalité", alors que les deux figures politiques ont apporté leur soutien à cette manifestation.

Et d'annoncer que "plus d'un millier de gendarmes" resteront mobilisés à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, "afin qu'aucune ZAD ne se construise".

02h01: Des manifestants «antibassines» ont réussi à forcer des grilles protégeant le chantier de la réserve d’eau de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, a constaté samedi un journaliste de l’AFP. Une partie d’entre eux a également réussi à parvenir à l’intérieur, selon cette même source. Quelque 4 000 manifestants étaient partis en trois cortèges pour contourner le dispositif de 1 500 gendarmes destiné à protéger ce chantier de réserve d’eau pour l’irrigation. Des heurts ont émaillé le rassemblement, Selon un dernier bilan, sept gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon une source proche du dispositif de sécurité mis en place. Les journalistes de l’AFP ont observé trois blessés parmi les manifestants, touchés à la tête, au nez et à une jambe.

Parmi eux Julien Le Guet, l’un des porte-parole du collectif «Bassines Non Merci» qui avait appelé à manifester, le visage bandé et avec un filet de sang le long du nez après une brève interpellation. «Nous constatons face aux forces de l’ordre de violents tirs de mortiers, des cocktails Molotov et des jets de projectiles divers», a déclaré à la presse la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, qui avait publié des arrêtés interdisant toute manifestation dans la zone.

Avec une surface à couvrir de plusieurs hectares à travers des champs céréaliers, les forces de l’ordre ont eu du mal à contenir la foule, dans laquelle des centaines de militants côtoyaient des familles et de nombreux retraités. Des grenades lacrymogènes ont été lancées et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco, selon un photographe de l’AFP. Après un face-à-face tendu d’environ une heure au bord de la réserve, les manifestants ont fait demi-tour vers le champ prêté par un paysan pour qu’ils puissent y installer un campement.

L’objectif des organisateurs de ce rassemblement était de «Réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux», selon un tract diffusé sur place avant le départ des cortèges.

«Sainte-Soline, c’est 720 000 mètres cubes d’eau sur plus de 10 hectares, 18 kilomètres de tuyaux pour des agriculteurs, dont pas un n’a renoncé aux pesticides. On ne veut pas que ça se fasse ici, on ne veut pas que ça se fasse ailleurs», a déclaré samedi Melissa Gingreau, porte-parole du collectif Bassines non merci, qui rassemble des associations environnementales, organisations syndicales et groupes anticapitalistes.

Ces milliers de militants, pour la plupart arrivés à pied pour contourner les restrictions de circulation, étaient rassemblés samedi midi dans un champ prêté par un paysan, constellé de barnums et d’un chapiteau jaune portant l’inscription «Maïs pour tous, justice nulle part».

«Aujourd’hui, ça va bien se passer, les forces de l’ordre n’auront pas d’autre choix que de reculer et nous allons danser dans ce cratère», assure pour sa part Julien Le Guet, autre porte-parole de Bassines non merci. La préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, a dit samedi redouter «une manifestation violente» et rappelé qu’elle était «interdite», en raison des dégradations et heurts ayant émaillé un précédent rassemblement en mars.

«Nous ne laisserons pas un cortège revendicatif, ou des groupes d’individus, s’approcher du chantier de la réserve de substitution», a-t-elle ajouté.

Outre les 1 500 gendarmes mobilisés, au moins deux hélicoptères sillonnent la zone. «C’est aberrant d’accaparer toute l’eau disponible pour quelques cultivateurs» Les réserves de substitution sont des cratères à ciel ouvert, recouverts d’une bâche en plastique et remplis grâce au pompage de l’eau des nappes phréatiques superficielles l’hiver. Ils peuvent stocker jusqu’à 650 000 m³ (soit 260 piscines olympiques) d’eau pour irriguer l’été, quand les précipitations se font plus rares. Celle de Sainte-Soline est la deuxième d’un projet de 16 élaboré par un groupement de 400 agriculteurs réunis dans la Coop de l’eau, pour «baisser de 70 % les prélèvements en été», dans cette région encore soumise à des restrictions d’irrigation après une sécheresse estivale hors norme.

«On est le 29 octobre, c’est sec partout, c’est aberrant d’accaparer toute l’eau disponible pour quelques cultivateurs de maïs», a dénoncé l’eurodéputé Yannick Jadot, présent sur place comme d’autres élus écologistes, dont la députée Sandrine Rousseau.

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Vos réactions

Portrait de Gustave68
31/octobre/2022 - 12h58

On fustige et on menace ... mais à la fin et comme d'habitude Emmanuel Macron donnera raison aux zadistes ... C'est cousu de fil blanc ...

Portrait de LISCO
31/octobre/2022 - 09h38
Vosegus a écrit :

Destruction de tuyaux, tirs au mortier d'artifice et jets de boules de pétanques par des, activistes anarchistes de gauche cagoulés, blackbloc, antifa (sic), et autres sac à m..de. qui blessent 60 gendarmes. 

Et il faut arrêter de parler de "bassines". A ces surfaces on parle d'étangs artificiels et non de bassine. 

Pourquoi bassine et vous le savez très bien c'est que la retenue artificielle est étanche car recouverte de plastique , comme une bassine il n'y a donc aucun échange avec la nappe phréatique et l'eau contenue ne fait que disparaitre en raison de l'évaporation.

Portrait de KERCLAUDE
31/octobre/2022 - 07h33

Les écolos continuent de détruire le pays avec leurs idées extrêmes, ils viennent pour se battre contre les forces de l'ordre.  . 

Portrait de caloudoudou
30/octobre/2022 - 23h20

Ils assument vachement masqués comme ils sont .....et ils viennent en manifestation avec des mortiers bon donc ils voulaient en découdre. On ne peut plus manifester tranquillement

Portrait de Kevin 29
30/octobre/2022 - 22h18
Vosegus a écrit :

Destruction de tuyaux, tirs au mortier d'artifice et jets de boules de pétanques par des, activistes anarchistes de gauche cagoulés, blackbloc, antifa (sic), et autres sac à m..de. qui blessent 60 gendarmes. 

Et il faut arrêter de parler de "bassines". A ces surfaces on parle d'étangs artificiels et non de bassine. 

Oui et ceci n'est pas une pipe.

La FNSEA parle d'étangs, les hydrologues parlent de bassines.

Et d'ailleurs il ne serait  ni nécessaire ni souhaitable de vider un étang tous les étés. Le terme bassine correspond parfaitement à la réalité de l'usage.

 

Portrait de chaparals
30/octobre/2022 - 19h36
Vosegus a écrit :

Destruction de tuyaux, tirs au mortier d'artifice et jets de boules de pétanques par des, activistes anarchistes de gauche cagoulés, blackbloc, antifa (sic), et autres sac à m..de. qui blessent 60 gendarmes. 

Et il faut arrêter de parler de "bassines". A ces surfaces on parle d'étangs artificiels et non de bassine. 

détendez vous , ça   va bien ce passer,,,,,respirer lentement , profondément ,tout est sous contrôle ,ne vous inquiétez pas ,la camomille , c'est pas mal non plus....smiley

Portrait de Vosegus
30/octobre/2022 - 19h08

Destruction de tuyaux, tirs au mortier d'artifice et jets de boules de pétanques par des, activistes anarchistes de gauche cagoulés, blackbloc, antifa (sic), et autres sac à m..de. qui blessent 60 gendarmes. 

Et il faut arrêter de parler de "bassines". A ces surfaces on parle d'étangs artificiels et non de bassine. 

Portrait de COLIN33
30/octobre/2022 - 18h41 - depuis l'application mobile

Heureusement pour lui qu'il n'était pas sur place sinon ils l'auraient noyé dans la bassine !!!!

Portrait de Gustave68
30/octobre/2022 - 11h53

Retour d'une Zad avec ses "punks à chien", il ne manquait plus que cela ! 50 millions de personnes vont mourir de faim dans le monde, c'est pourquoi il est évident qu'il faille produire de plus en  plus ... Il s'agit de hiérarchiser nos priorités ... 

Portrait de bozo75
30/octobre/2022 - 11h17
L ‘€cume des choses. a écrit :

rhétorique politique un peu simpliste

Et pourtant , faut pas être utopiste , se serait bien la réalité

Portrait de bozo75
30/octobre/2022 - 11h16

Si en France on sera  obligé d'importer  , des trucs OGM etc etc n que diront des pourritures d'écolos 

Portrait de christ59200
30/octobre/2022 - 07h32

Les écolos préfèrent que l'on fasse venir par super tanker le maïs dont les français ont besoin ? "nous allons danser dans ce cratère" tout un programme... Jean de la Fontaine doit bien se marrer il changerait juste une ligne de sa célèbre fable "quand la bise fut venue" par "quand la canicule fut venue".