Lyhanna La cour d’appel de Paris vient de condamner le journaliste et militant Taha Bouhafs à une amende de 1 500 euros pour avoir qualifié la policière Linda Kebbab « d’Arabe de service » en juin 2020 sur Twitter. Il devra également payer 2.000 euros de dommages et intérêts à la plaignante.
"Cette décision s'entête dans la violation de ma liberté d'expression et dans la répression de l'antiracisme politique", indique Taha Bouhafs sur les réseaux sociaux.
Rappelons qu'en juin 2020, au lendemain d’une manifestation contre les violences policières organisée par des proches d’Adama Traoré, Linda Kebbab, avait affirmé sur France Inter comprendre « la colère et la souffrance » de la famille d’Adama Traoré, en affirmant toutefois que son décès n’avait « absolument rien à voir » avec celui de George Floyd aux Etats-Unis, mort étouffé après son interpellation.
Sur son compte Twitter à l’époque suivi par 80/000 personnes, Taha Bouhafs avait commenté ces déclarations, en détournant l’acronyme ADS (adjoint de sécurité) et en qualifiant la syndicaliste policière d’« ADS : Arabe de service ». Un tweet supprimé quelques minutes plus tard.

Tout n’est pas perdu pour la lutte contre les discours haineux.
— Linda Kebbab (@LindaKebbab) September 28, 2021
Les mensonges déshonorants de Taha Bouhafs à mon encontre ne lui permettent plus de cacher qu’il est bien un RACISTE. La Justice vient de le condamner pour injure raciste.
2000€ de dommages que je n’avais pas
Hâte de me rendre sur la tombe de mes parents en Algérie. Et leur raconter que leur fille jouit bien des MÊMES droits que tous les citoyens. Ceux dont ils avaient été privés parce qu’autrefois indigènes.
— Linda Kebbab (@LindaKebbab) September 28, 2021
JE SUIS FRANÇAISE, ACTRICE DE LA CITÉ, POLICIÈRE.
Merci @MontbrialAvocat.
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