Lyhanna En 2021, Jérôme Barella a été licencié d'un lycée du Gers où il travaillait comme agent de maintenance. La région Occitanie confirme dans un communiqué qu'il avait travaillé au sein de plusieurs établissements entre 2018 et 2021 et qu'il avait fait l'objet d'une "procédure disciplinaire" après le signalement d'un comportement jugé "inapproprié" envers une lycéenne.
Une ancienne élève décrit auprès du Parisien un homme "insistant avec les filles" et "assez tactile avec celles qui lui plaisaient", cherchant à obtenir leurs "numéros ou leurs comptes Snapchat pour les complimenter et leur demander à les voir en dehors du lycée".
Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si ces comportements avaient à l'époque fait l'objet d'un signalement à la justice. Un nouvel élément, révélé mardi soir, alourdit encore le dossier.
Une plainte pour viols a été déposée en août 2025 contre Jérôme Barella par les parents d'une fillette âgée de 10 ans au moment des faits, déclare le parquet de Toulouse. Selon les accusations, les violences auraient été commises entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect.
La mère de l'enfant raconte à BFMTV que sa fille – qui fréquentait les enfants du suspect dans le même cours de sport – lui avait déjà parlé de faits extrêmement graves au début de l'année 2025, "des pénétrations, en disant que ça lui avait fait très mal", avant de finir par se rétracter en présence de Jérôme Barella, qui l'aurait accusée d'être une "manipulatrice".
Quelques mois plus tard, l'enfant renouvelle pourtant ses propos. Cette fois, ses parents déposent plainte.
Ces révélations provoquent une onde de choc bien au-delà du Gers. Les lenteurs de la procédure interrogent jusque dans les plus hautes sphères de l'État.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, annonce mercredi avoir décidé avec le ministre de la Justice "de diligenter une enquête administrative", afin de déterminer si "d'éventuels dysfonctionnements" ont affecté le traitement du dossier.
De son côté, le parquet de Toulouse explique s'être dessaisi du dossier en novembre au profit du parquet d'Auch, territorialement compétent puisque les faits dénoncés ont été commis dans le Gers. La mère de la fillette, elle, assure avoir relancé à plusieurs reprises les enquêteurs afin de connaître l'avancée des investigations, et s'est vue reprocher de les harceler.
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