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La mairie de Paris renonce aux constructions prévues au pied de la tour Eiffel dans son plan contesté d'aménagement des abords du monument

La mairie de Paris a renoncé aux constructions prévues au pied de la tour Eiffel dans son plan contesté d'aménagement des abords du monument, qui attire chaque année 20 millions de visiteurs, a annoncé le premier adjoint Emmanuel Grégoire au Journal du dimanche (JDD).

Destiné à végétaliser et à piétonniser les abords de la "Dame de fer", le projet OnE, présenté par la maire (PS) de la capitale Anne Hidalgo, suscite depuis des mois les critiques des oppositions municipales et des défenseurs de l'environnement. Il devait notamment entraîner l'abattage d'une vingtaine d'arbres, certains centenaires selon les écologistes. La mairie y a renoncé en mai dernier, après les protestations de plusieurs associations et personnalités.

Elle a donc également décidé d'abandonner quatre constructions prévues. "Je vous annonce que nous annulons purement et simplement tout projet de construction au pied de la tour, tout en maintenant le projet paysager", a déclaré M. Grégoire au JDD. "La philosophie d'ensemble reste la même", a insisté le premier adjoint chargé de l'urbanisme. 'Nous allons mettre en œuvre 95% du projet OnE, c'est-à-dire une continuité paysagère du Trocadéro au Champ-de-Mars, fidèle au dessin d'origine, respectueuse du patrimoine, avec moins de voitures et plus de nature".

"Nous ne cédons pas à la pression, nous souhaitons juste que notre projet ne soit pas parasité par des polémiques annexes. Disons que nous corrigeons les points irritants", a-t-il ajouté, en précisant que le budget du projet baisserait en conséquence de 107 à 100 millions d'euros.

"Très bonne nouvelle", a réagi auprès de l'AFP Christine Nedelec, de France nature environnement (FNE) Paris, "mais les permis (de construire) sont toujours d'actualité (...) on attend que les permis soient retirés". "On veut aussi la remise en état du site et sa préservation", a-t-elle ajouté. "Satisfaction pour l'heure mais on reste vigilants", a renchéri Thomas Brail, du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), qui s'est félicité auprès de l'AFP de la "cohésion associative qui fait qu'on arrive à gagner".

 

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