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Dix mille euros d'amende requis devant la cour d'appel de Paris contre le directeur et deux journalistes de Valeurs actuelles pour injure publique raciste envers la députée LFI Danièle Obono

Dix mille euros d'amende ont été requis devant la cour d'appel de Paris contre le directeur et deux journalistes de l'hebdomadaire  Valeurs actuelles pour injure publique raciste envers la députée LFI Danièle Obono.

En août 2020, le magazine avait publié un récit de sept pages intitulé "Obono l'Africaine", où il racontait comment l'élue de Paris née au Gabon, dépeinte en esclave, expérimentait "la responsabilité des Africains dans les horreurs de l'esclavage" au XVIIIe siècle.

L'article, accompagné de dessins représentant la députée collier en fer au cou, avait été condamné unanimement par toute la classe politique, le président Emmanuel Macron en tête. En première instance en octobre 2021, le directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune, le journaliste Laurent Jullien et le directeur de la publication Erik Monjalous avaient été condamnés à une amende de 1.500 euros chacun et à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à Mme Obono.

A la barre de la cour d'appel, l'élue est venue dire qu'elle ressentait "toujours un certain inconfort" depuis cette affaire.

"Les références des images, les justifications qui sont faites autour, je ressens toujours l'injustice qui m'a été faite et l'humiliation que cela a été", a-t-elle dit.

L'auteur de l'article, Laurent Jullien, a lui expliqué que "le principe de cet épisode était de démontrer ce qu'était cet esclavage dans la réalité". "Je pense que j'ai évité dans ce récit tout ce qui est peut-être humiliant (...) je ne pense pas avoir outrepassé les limites du genre", s'est-il défendu.

Dans son réquisitoire, l'avocat général Michel Lernoux a rappelé que "c'est essentiellement en raison de son origine" que Danièle Obono avait été choisie. Le titre étant "Obono l'Africaine, pas Obono l'Insoumise", a souligné le magistrat.

Les avocats des prévenus, Mes Basile Ader et Alexandre Mennucci, ont plaidé leur relaxe de toutes les poursuites. "Une condamnation où ils se sont invités à la satire politique aurait pour conséquence de mettre au ban de la sphère médiatique ce journal", ont-ils argué. La cour d'appel rendra sa décision le 10 novembre.

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Vos réactions

Portrait de Tempura
23/septembre/2022 - 13h27

Donc juste parce qu'elle est noire elle peut utiliser la justice pour régenter ce que la presse à le droit de dire sur elle.

Portrait de Suricate68
23/septembre/2022 - 10h44
JCDusse a écrit :

Y’a vraiment une instrumentalisation de la justice. Et comme si ça ne suffisait pas, la magistrature penche de plus en plus à gauche… Après le « mur des cons », ils ne se remettent même pas en cause !
Quand on voit que les juges avaient trouvés normal que Bedos traite une député de conne… y’a vraiment deux poids deux mesures !!!
Il ne fait plus beau être blanc en France de nos jours

T'es encore plus c*n que le personnage dont tu tires ton pseudo.

il y a quand même une "légère" différence entre les 2 cas que tu évoques

si tu ne vois pas, il n'y a plus aucun espoir pour toi de récupérer quelques neurones...