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Les inégalités sociales se ressentent au sein du système de santé, selon un rapport sur l'état de santé de la population en France: Prévalence de maladies chroniques, risque de renoncement aux soins...

Prévalence de maladies chroniques, risque de renoncement aux soins, réalisation de tests de dépistage... Les inégalités sociales se ressentent au sein du système de santé, met en lumière le rapport 2022 sur l'état de santé de la population en France. Dès le plus jeune âge, les disparités sont marquées entre les enfants selon la catégorie socio-professionnelle de leurs parents: deux fois plus d'enfants d'ouvriers que d'enfants de cadres se retrouvent en surpoids en grande section de maternelle, note la Drees.

Si la prévalence de troubles de la vue est identique, les enfants d'ouvriers sont moins nombreux que ceux de cadres à porter des lunettes (31% contre 37%), selon le rapport du service statistique des ministères sociaux.

Au long de la vie, le risque de développer une maladie chronique, à l'exception de certains cancers, est plus élevé chez les personnes les plus modestes que chez les plus aisées.

Les 10% des Français les plus pauvres développent ainsi 2,8 fois plus souvent un diabète que les 10% les plus aisés. Le surrisque de développer une maladie chronique du foie ou du pancréas est également de 2,4 points pour les plus modestes par rapport aux plus aisés, et s'établit à 2 points pour les maladies psychiatriques.

Seul le cas des cancers se distingue: ils surviendraient "un peu moins fréquemment chez les personnes avec les niveaux de vie les plus modestes". Les personnes aisées sont "souvent prises en charge pour des cancers de la prostate et du sein", et les personnes modestes pour le cancer du poumon, note la Drees.

Mais cela peut s'expliquer par un plus faible recours aux tests de dépistage: en 2019, les femmes âgées de 50 à 74 ans qui n'avaient jamais réalisé de mammographie étaient 24% parmi les plus aisées contre 39% chez les plus précaires.

Le renoncement aux soins touche également davantage les plus modestes, accentué par les déserts médicaux dans certains territoires.

Pour la Drees, ces disparités peuvent s'expliquer, en partie, par "des habitudes de vie différenciées selon le milieu social". Chez les plus modestes, l'alimentation comporte moins de fruits et légumes, avec plus d'obésité, note également le service statistique.

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Vos réactions

Portrait de Greg1928
26/septembre/2022 - 17h29

Au niveau accès à la santé faut arrêter de parler d'inégalité sociale. La CMU est toujours en vigueur donc...

Par contre parlons égalité des RDV. Mon ophtalmo me donne des délais de fou et est obligé de prendre rapidement ceux à la CMU sinon retrait du label conventionné. Chercher l'erreur.

L'inégalité n'est donc pas là où on veut nous le faire croire. smiley

Portrait de LISCO
26/septembre/2022 - 17h06

6 a 8 mois d'attente pour avoir un rendez vous chez un spécialiste et encore hors du département après on s'étonne que les gens ne se fassent plus soigner, l'hypocrisie a l'état pur.