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Un mineur âgé de 16 ans, soupçonné d'être l'un des auteurs de la fusillade qui a fait un mort et quatre blessés à Paris lundi soir, mis en examen et incarcéré - Un second suspect toujours recherché

Un mineur âgé de 16 ans, soupçonné d'être l'un des auteurs de la fusillade qui a fait un mort et quatre blessés à Paris lundi au soir, a été mis en examen et incarcéré, a indiqué une source judiciaire.

À l'issue de près de quatre jours de garde à vue, l'adolescent a été mis en examen vendredi soir pour «assassinat en bande organisée, tentative d'assassinat en bande organisée, acquisition et détention sans autorisation d'armes de catégories A et B en réunion, et association de malfaiteurs en vue de crimes et délits», a précisé la source judiciaire. Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Selon une source proche de l'enquête, il est connu de la justice. Blessé lors des faits par des témoins qui l'ont maintenu en attendant l'arrivée de la police, il a été hospitalisé, a-t-elle précisé. Son complice était toujours en fuite samedi, a ajouté cette source.

Lundi vers 21h30, une voiture s'est arrêtée devant un café rue Popincourt, dans le 11e arrondissement de la capitale. Deux individus en sont sortis et ont visé avec des armes à feu deux hommes attablés en terrasse.

L'un des deux hommes, âgé de 38 ans, a été tué et quatre personnes ont été blessées mais pas par balles, selon les premiers éléments recueillis par la préfecture de police.

«On a vu une voiture arriver, ils sont sortis avec une arme - j'aurais dit une mitraillette ou une Kalachnikov -, ils ont tiré et ils se sont barrés», avait témoigné auprès de l'AFP Antoine, patron d'un restaurant proche. «On a entendu des coups de feu et après on a vu un mec qui rentrait dans la voiture (...) partie en trombe. Et là on a entendu des hurlements», avaient raconté à l'AFP Martin et Lucas qui buvaient un verre en terrasse.

Selon des sources proches du dossier, la thèse du règlement de comptes est privilégiée. Les investigations sont confiées à la brigade criminelle et au 2e district de police judiciaire.

La mairie du 11e arrondissement de Paris, un quartier marqué par les attentats de janvier et novembre 2015, a ouvert mardi une cellule d'urgence médico-psychologique pour les témoins de la fusillade.

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Vos réactions

Portrait de Amandecroquante
23/juillet/2022 - 10h11

et bien je croyais qu’il fallait être aux usa pour se procurer une arme de guerre.