10/07/2022 13:31

Diffuseur majeur du football français, Amazon "n'a pas besoin de plus de volume" de matches, affirme Alex Green, directeur général de Prime Vidéo Sport Europe

Diffuseur majeur du football français, Amazon "n'a pas besoin de plus de volume" de matches, a affirmé Alex Green, directeur général de Prime Vidéo Sport Europe, assurant néanmoins que le géant du web n'aurait pas investi autant sur le marché sportif français "s'il ne faisait que passer".

Quel bilan tirez-vous de votre première saison dans le football français, avec 80% des matches de Ligue 1 ?

"On est très heureux d'être là où nous sommes aujourd'hui. Nos retours sont très positifs. Pour être honnête, je ne connaissais pas la Ligue 1 aussi bien que la Premier League. Mais plus je regarde, plus j'apprécie. Regardez Lens-Lille, c'est l'expérience la plus incroyable.

J'ai été à Marseille-Nice, je n'ai jamais vu quelque chose comme ça ! J'adore la passion, et aussi la qualité du football, qui n'est pas jugée à sa juste valeur par beaucoup de monde en Europe. J'ai été enchanté par la concurrence de la saison dernière. Outre le PSG, la lutte pour les places européennes a été très passionnante, comme celle pour la relégation, avec les grands noms qu'on connaît. La plupart de nos abonnés continuent de revenir mois après mois. Ils aiment la couverture, ils aiment l'expérience."

Que répondez-vous à ceux qui estiment que vous avez surtout profité d'une situation favorable en reprenant les droits au rabais (250 M EUR annuels) après la défaillance de Mediapro, l'ex-diffuseur ?

"La valeur des droits est toujours celle à laquelle ils sont vendus au moment où ils le sont. Bien sûr, ça a été une situation inhabituelle, en dehors du cycle normal, avec tout le monde sous pression, une saison qui allait commencer. Je suis sûr que le prochain appel d'offres sera un appel d'offres plus habituel. Notre mentalité n'est pas de se dire qu'on a obtenu un bel accord. Cela représente beaucoup d'argent, d'efforts, de temps que nous fournissons, mon équipe, la production, moi-même. Nous nous investissons beaucoup pour ce service et nous ne ferions pas tout cela si nous ne faisions que passer."

Auriez-vous aimé renforcer votre offre avec les droits de la Ligue des champions à partir de 2024, finalement remportés par Canal+ ces derniers jours ?

"Je ne vais pas évoquer les appels d'offres auxquels nous avons pu, ou pas, participer. Nous avons beaucoup de matches sur notre service ! 600 matches par saison ! Nous n'avons pas besoin de plus de volume. On reçoit tout, bien sûr, et la plupart du temps nous mettons les dossiers de côté pour nous concentrer sur nos affaires.

Mais nous étudions, nous analysons toutes les options. Nous continuons d'investir dans le sport. Nous ne pouvons rien prédire: parfois, cela ne va pas dans notre sens. Mais nous ne nous ressentons jamais l'obligation d'acheter quoi que ce soit."

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