30/06/2022 10:16

Coronavirus : La Commission européenne refuse de transmettre à la presse des textos échangés par sa présidente Ursula von der Leyen avec le PDG de Pfizer concernant les achats de vaccins anti-Covid

La médiatrice de l'UE a jugé mercredi "problématique" la réponse de la Commission européenne sur son refus de transmettre à la presse des textos échangés par sa présidente Ursula von der Leyen avec le PDG de Pfizer concernant les achats de vaccins anti-Covid. "Notre première analyse est que cette réponse est problématique sur plusieurs points.

Une analyse complète sera publiée avec nos conclusions d'ici deux semaines", a tweeté la médiatrice, Emily O'Reilly, à propos de cet échange de messages qui a suscité une polémique en janvier dernier.

Plus de la moitié des 4,2 milliards de doses contre le Covid-19 achetées ou réservées par l'UE ont été fournies par le duo américano-allemand Pfizer/BioNTech, mais les aspects clé des contrats avec les laboratoires sont restés confidentiels, ce qui a été dénoncé par des ONG et des eurodéputés.

Dans sa réponse publiée par la médiatrice, la Commission souligne notamment, comme en janvier, que lorsque des documents reçus ou émis par la Commission "ne contiennent pas d'informations importantes" et/ou "ont une courte durée de vie", "ils ne remplissent pas les critères d'enregistrement".

Ce type de document "éphémère" n'est pas conservé et les recherches du cabinet de Mme von der Leyen concernant les SMS demandés par la médiatrice "n'ont donné aucun résultat", ajoute la Commission, dans cette réponse écrite de la vice-présidente de l'exécutif européen, Vera Jourova. Le dossier s'est retrouvé sur la table de la médiatrice à la suite d'un article du New York Times en avril 2021 faisant état d'échanges de textos entre Mme von der Leyen et le patron de Pfizer Albert Bourla, dans le cadre des négociations sur un contrat d'achat de vaccins.

Un journaliste a alors demandé à la Commission d'avoir accès aux SMS. L'exécutif européen lui a transmis trois documents mais pas les textos.

En janvier, la médiatrice avait demandé au cabinet de Mme von der Leyen de procéder à "une recherche plus approfondie" pour retrouver ces messages. Elle avait critiqué le fait qu'"aucune tentative n'ait été menée" en ce sens, jugeant qu'une telle "façon d'agir ne répondait pas aux attentes en matière de transparence" sur l'accès du public aux documents de l'UE. Elle avait recommandé également une adaptation de la conservation des documents "aux moyens modernes de communication" comme les SMS et les messages instantanés. Dans sa réponse, la Commission s'engage sur ce point à proposer en concertation avec les autres institutions européennes des orientations pour leurs équipes.

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