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Grève à France Télévisions: Regardez l'échange très musclé sur CNews entre Jean-Marc Morandini et ses invités politiques sur la redevance télé et les chaînes du service public - VIDEO

Ce matin dans "Morandini Live" en direct sur CNews, Jean-Marc Morandini et ses invités sont revenus sur la grève qui touche aujourd'hui les antennes de radio et chaînes de télé du service public. Celles-ci sont en effet perturbées par un mouvement contre la suppression de la redevance audiovisuelle voulue par le gouvernement dès cet automne, perçue par les contestataires comme une "menace" pour leur indépendance. 

Sur le plateau, le ton est rapidement monté entre les invités, Patrick Karam, vice-président de Libre! du conseil régional d’ile de France, Aurélien Lecoq, Orateur national de La France Insoumise, Franck Allisio, député RN des bouches du rhône et Kilien de Boissard

Conseiller Municipal Horizons de Rueil-Malmaison.

Les antennes des radios et chaînes de télé de l'audiovisuel public sont perturbées mardi par une grève "massive" contre la suppression de la redevance voulue par le gouvernement dès cet automne, dans un contexte plus large de craintes pour leur avenir. En raison de ce mouvement, la musique tournait à plein sur France info, France Inter ou encore France Culture, les trois quarts des journalistes de Radio France censés travailler mardi étant en grève, selon un de leurs syndicats, le SNJ.

Des sources internes à France Télévisions recensaient 45% de grévistes tous métiers confondus au sein du réseau France 3, du "jamais vu", et 25% au siège parisien. Conséquence: sur France 2, le JT de 13H, "solidaire" du mouvement, a été raccourci et des extraits de Télématin ont été rediffusés à la place de la matinale, une première en 30 ans. Des bandeaux annonçaient également la perturbation des chaînes franceinfo et France 24, les salariés de France Médias Monde (France 24, RFI, MCD), étant également appelés à se mobiliser avec ceux d'Arte et de l'Ina par une intersyndicale CGT-CFDT-FO-SNJ-SUD-UNSA-CGC-CFTC.

A Paris, derrière une banderole clamant "Sauvons l'audiovisuel public", plusieurs centaines de personnes sont parties à la mi-journée de Montparnasse en direction de l'Assemblée nationale, où doit être lancée la nouvelle législature. De nombreux membres de la Nupes ont déjà manifesté leur "soutien" aux grévistes sur Twitter, à l'instar du président du groupe socialiste à l'Assemblée Boris Vallaud, défendant "une information libre et de qualité", ou de son homologue du groupe LFI, Mathilde Panot, pour qui "le gouvernement met en péril l'existence même du service public de l'audiovisuel".

D'autres actions sont prévues ailleurs en France. A Saint-Etienne, près d'une trentaine de salariés en grève de France 3 Loire et de France Bleu Saint-Etienne Loire, soit la quasi-totalité de leur effectif, se sont ainsi rassemblées devant leurs locaux mardi matin. A l'origine du mouvement, la volonté de l'exécutif de supprimer la redevance dès cet automne, au profit d'un budget courant sur plusieurs années. Une mesure proposée pendant la campagne présidentielle par le président Emmanuel Macron au titre du pouvoir d'achat mais qui, selon ses opposants, menacent le financement et l'indépendance de l'audiovisuel public.

D'un montant de 138 euros en métropole et 88 euros outre-mer, la redevance ne concerne que les foyers qui détiennent un téléviseur et s'avère d'autant plus stratégique que les chaînes de service public sont privées de publicité en soirée depuis 2009. - Fusion? - Sa suppression entraînera un manque à gagner de plus de 3 milliards d'euros, que l'Etat promet de compenser. Mais les grévistes s'inquiètent de voir le budget de l'audiovisuel public "décidé par le gouvernement et soumis aux aléas du vote des lois de finances annuelles", lui préférant "une ressource affectée, garantissant au mieux son indépendance économique et politique", selon un tract syndical. Dans un rapport publié lundi par la Fondation Jean-Jaurès, l'économiste engagée à gauche Julia Cagé a proposé d'instaurer un nouveau mécanisme de redevance, inspiré des pays nordiques. Il s'agirait d'un impôt spécifiquement dédié au financement de l'audiovisuel public, mais variable selon les revenus des foyers.

La fin de la redevance est inscrite dans le paquet de mesures sur le pouvoir d'achat, qui doit être présenté le 6 juillet en Conseil des ministres, pour un examen dans la foulée par les députés puis les sénateurs. Mais le résultat des élections législatives de juin et l'affaiblissement de la majorité LREM rendent les débats plus incertains.

Au-delà de la seule question de la redevance, les grévistes s'inquiètent pour l'avenir de l'audiovisuel public depuis qu'un rapport sénatorial LR publié le 8 juin a lancé l'idée d'une grande fusion entre France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (RFI et France 24) et l'Ina. "C'est un sujet dans l'air depuis plusieurs années. Ce débat aura lieu", a affirmé la semaine dernière la nouvelle ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, dans le journal Le Parisien/Aujourd'hui en France. Une fois fixées "les priorités de fond (...), nous discuterons de l'organisation. Et verrons si cela doit se faire par une fusion ou par des modalités plus souples permettant de développer les synergies", a-t-elle ajouté.

Jeanmarcmorandini.com vous propose de revoir les échanges très musclés entre les invités, mais aussi avec Jean-Marc Morandini.

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Vos réactions

Portrait de AntinemesisBack
28/juin/2022 - 22h31

Que France tv et les autres se démerdent...ou crevent en silence.

Portrait de Pirate 92
28/juin/2022 - 17h11
Frizzeenn a écrit :

Il y a quelques années (pas ci loin) la redevance était envoyée séparément de tout autre impôt, et cela ne semblait causer aucun problème...

Oui, mais cela coutait 63 euros par avis envoyé......, le problème était donc là.

Portrait de Pirate 92
28/juin/2022 - 16h13

Joli sujet que cette redevance. Comment est-elle aujourd'hui perçue ? Par l'entremise de la Taxe d'habitation. Cette taxe se meurt et ne sera plus collectée. Selon Bercy le prix de revient de la collecte d'une taxe universelle ( pour chaque foyer avec les dégrèvements etc) coûte 63  par foyer. Donc pour collecter 138 €, et encore pas sur tous les foyers, il faut dépenser 63 € par foyer. Le rendement de la taxe n'est pas terrible. Donc on fait quoi ?