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Après des menaces de mort, la Gay Pride de Jérusalem s'est déroulée hier sous haute sécurité avec plus de 3.000 policiers mobilisés - Israël est pionnier au Moyen-Orient en termes de droits des homosexuels - Vidéo

La productrice de la Gay Pride de Jérusalem a reçu un message de menace de mort sur Facebook : "Nous ne permettrons pas que le défilé de Gay Pride ait lieu à Jérusalem. Jérusalem est la ville sainte. Le sort de Shira Banki vous attend", disait le message envoyé à Emouna Klein Bar-Noy par un compte identifié comme "Les frères de Yishai Schlissel".

Le message et le nom du compte de son auteur font référence au meurtre de la jeune israélienne Shira Banki par Yishai Shlissel, un extrémiste religieux juif lors de la Marche des fiertés à Jérusalem en 2015.

Des milliers de policiers se sont mobilisés «pour assurer la sécurité des participants et veiller à l'ordre public», a affirmé la police dans un communiqué. Trois suspects ont été arrêtés, l'un pour avoir formulé des menaces sur les réseaux sociaux contre une organisatrice de la marche et deux autres, à proximité du parcours du défilé, ayant transporté du gaz lacrymogène dans leur véhicule, selon la police.

Le président du Parlement israélien Mickey Levy a participé jeudi à cette marche -une première-, affirmant sur Twitter qu'il fallait «soutenir le combat des LGBT pour l'égalité des droits». Israël est considéré comme un pays pionnier au Moyen-Orient en termes de droits des homosexuels.

À Jérusalem, une ville sainte pour les juifs, les musulmans et les chrétiens, la communauté homosexuelle a toutefois plus de mal à être acceptée qu'à Tel-Aviv. L'homosexualité demeure notamment un tabou dans les milieux juifs religieux.

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